mercredi 3 novembre 2010

Une semaine en Allemagne (Terror, Cancer Bats, The Dillinger, August Burns Red, Oktoberfest...)

Les « vacances » ont été bonne, pas autant qu’elles auraient puent l'être peut être mais ça y est, l’été est fini, c’est la reprise pour beaucoup de monde… Pas forcément évidente, j’ai un peu de mal avec cette idée alors quand l’occasion se présente d’aller quelques jours à Munich pour la plus grande fête du monde tout en voyant de bons shows, je n’hésite pas bien longtemps. Ces quelques jours de vacances supplémentaires ne me feront pas de mal en plus !


Jeudi 31/09/10, 18H15 :

Je fini mon sac en speed et je file à Lyon. Après être passé au Warm Audio où ça répète dur récupérer un truc, j’arrive à trouver une place dans le quartier de la Croix Rousse (sans prendre de PV ce coup-ci…) pour me rendre chez Kam, Jeff et Nico (jouant dans 8.6 Remains) qui ont bien voulu m’héberger pour la nuit. Après une soirée à la cool avec jeux, histoires de concerts (dont celui que je leur ai proposé la semaine dernière et qu’ils risquent de re-raconter… ;), c’est quand même vers 3H que la position horizontale arrive…


Vendredi 01/10/10, 06H00 :

Après 3 petites heures de sommeil, c’est à 6H que je pars rechercher ma caisse que je laisse chez Alain (un particulier trouver via ce que j’appelle The Good Corner (leboncoin.fr pour ceux qui n’auraient pas compris ;-) qui propose ses services (parking et dépose à l’arrêt minute de l’aéroport pour moitié prix).
Une fois les nombreux contrôles passés puis installé, un peu excité, je vais décoller (en avion) pour la première fois ! Arrivé au dessus des nuages, il y a un grand soleil et on dirait que quelqu’un a étalé du coton ou de la chantilly sur les Alpes… c’est chouette !
« De retour » les pieds sur terre à Munich, je vais en métro et à pied chez Daniela qui m’hébergera ces jours-ci mais là elle bosse, c’est donc ses collocs Natasha et Isabella qui m’ouvrent. Une fois Daniela arrivée, on mange un bout, boit un coup, prend une bouteille pour la route et on file au Kafé Marat histoire de dire bonjour à des potes de Clermont (Radio Maquis) qui finissent leur tournée ce soir… Ici ça n’a pas bien changé (j’avais interviewé P.O Box dans cette même pièce remplie de prospectus anti-fa etc…). On essaye de pas trop traîner car je me doute que LE show ne doit pas commencer tard ; on arrive vers 20H au Backstage. Il y a 2 ans j’avais vu Anti-Flag ici : le joli parc d’à côté n’existe plus et a laissé place à un gros chantier mais le « Werck » lui n’a pas changé : une énorme salle avec une grande fosse et des « escaliers » tout autour (comme à La Maroquinerie), l’idéal je trouve, tout ça avec un bon son, la classe !
Le temps de papoter vite fait, on galère un peu pour rentrer et c’est parti pour le Hell On Earth Tour ! 3 groupes sont déjà passés, dont Down To Nothing, fais chier ! Il en reste quand même encore 4. N’ayant pas de souvenirs précis des trois premiers je reviens que brièvement dessus :
C’est donc The Acacia Strain qui chauffe mes oreilles, et ça pour les chauffer ils vont les chauffer avec leur métal, limite death-metal/death-core… Musicalement c’est bon mais la voix est trop dégelasse pour moi. Après le ravitaillement, c’est All Shall Perish qui enchaîne un peu dans le même genre. Les instrus sont plus à mont goût et la voix est moins dégeu, mais ce n’est pas encore le concert de l’année pour moi.
Dans un registre plus habituel à ce que j’écoute, arrive Every Time I Die : ça me fait penser un peu à The Dillinger Escape Plan ou Cancer Bats pour le côté hardcore/métal et The Bronx pour le côté rock’n’roll. Les 5 gaziers de Buffalo délivrent une excellente prestation qui m’emballera bien plus que les deux précédentes. Bonne découverte !
Arrive le groupe que j’attends impatiemment comme beaucoup de monde : Terror. Ça attaque direct avec « Your Enemies Are Mine », le premier titre de leur nouvel excellent album « Keepers Of The Faith » puis « Overcome », ça ne chôme pas ! On a le droit à un bon mélange avec les meilleurs morceaux des différents albums donc (« Suffer, to Return Harder », « Voice of the Damned », « Always the hard Way »… ).
Du nouveau skeud, on a le droit entre autre à « Keepers of the Faith » naturellement, le plus léger « You’re Caught » ou le sur-puissant « Stick Tight ».
Je les avais déjà vus quelques mois auparavant : pas de grand changement sur scène : grosse présence, gros son, Scott utilise toujours aussi souvent ses fameux « let’s go », « come on – come one », « move-up – move-up » et se fait toujours épauler par le bassiste et un des gratteux pour la ligne chant tout de même.




Si il y avait un truc que j’avais un peu oublié c’est la rage qui ressort de leur musique mais dans la fosse on me le rappel rapidement…





Quelques mois après leur concert à Mulhouse, je me prend encore une grosse claque là. Il n’y a pas à chier, Terror fait vraiment parti des plus grand groupes de HxC actuel !



En fin de soirée, la bande de Gelnhausen (Dennis, Mirko…) dont certains ont déjà organisé des concerts pour mon orchestre nous rejoignent pour boire des coups, j’en ai assez bu pour aujourd’hui (surtout avec 3H de sommeil, 1 vol d’avion, un apéro et un concert bien arrosé), direction le lit pour moi !


Samedi 02/10/10:


Le levé est (très) difficile… je ne sais pas si c’est la bouffe ou les mélanges d’hier mais au matin je suis loin d’être au mieux. On profite de l’après midi pour faire un tour dans Munich. On passe par un joli parc, de sympathiques quartiers, on mange un bout... En fin d’aprem, on prend l’apéro et des munitions pour aller à un autre événement : la 200ème édition de la fête de la bière, qui est la plus grande fête populaire du monde ! Plus les stations de métro défilent, plus on croise de joyeux lurons, dont beaucoup avec le costume bavarois traditionnel ! Arrivé sur place, il s’agit d’une sorte d’énorme fête foraine, avec toutes sortes de manèges, stands etc. Au milieux de tout ça, il y a une dizaine de « tantes » (bon ils appellent ça des tantes, mais ça ressemble plus à des salles des fêtes voir des hall d’expo !) équipées de tables et d’une scène où un orchestre bavarois fait l’animation. On arrive difficilement à rejoindre Dennis et toute la clique (dur de se faire un chemin dans les allées vu le monde impressionnant !) mais on y parvient finalement. Devant une tante, on attend un peu puis une serveuse s’occupe de nous : elle essaye de nous trouver un bout de table et ça ne sera pas du luxe vu la chope de 1L qu’elle me tend ! On se perd un peu au milieu. Pour réussir à traverser la salle, il faut bien compter 10min ! Ce n’est pas pour rien si les « ramasseurs de chopes », les vigils, certains serveurs ou serveuses (mais comment elles font pour porter 10 chopes pleines en même temps !!?!!) utilisent un sifflet pour se faire un chemin.




En rentrant, je prend un un sandwich avec une saucisse tellement longue qu’elle dépasse de la demi-baguette (!) et je sauve la vie à un français en expliquant ce qu’il faut dire pour avoir ce fameux « sandwich ». On rentre par le métro (ça fait la queue dès la fin de l’escalator !), je sert même un peu de guide vu l’état de Dennis afin de re-gagner l’appartement pour un repos bien mérité, surtout pour Paul, qui en est à sa 8eme chope :







Dimanche 03/10/10:


Daniela est à Munich pour un stage mais ne s’y plait pas bien et me propose d’aller avec son ami Eni 1 jour ou 2 visiter Francfort qu’elle aime tant. Cette idée me plait (surtout qu’en regardant les dates de concerts je m’aperçois que la tournée de The Dellinger/Cancer Bats fait une escale à Francofort demain). Banco, c’est parti. On prend la route sous un agréable soleil, passe devant l’imposant stade du Bayern ; à une aire de repos, je trouve un peu bizarre qu’ils ont mis un tourniquet payant pour aller aux toilettes alors que dans le métro il n’y en a même pas ! (enfin, tant mieux pour mon porte-feuille…). A la sortie de celle-ci, on se trompe de direction et on passe donc par de jolis petits villages pour reprendre la bonne autoroute ; toutes les fermes sont nickelles et équipées de panneaux solaires, ça change des fermes bourbonnaises !
Après 4/5H de route et un plein (il faut dire qu’à rouler entre 150 et 170km/h, la Punto suce pas mal !), on arrive à Frankfurt. Si à Munich il y a beaucoup de musées et de bâtiments au style gothique, ici c’est plus les banques et les [petits] grattes ciels qui règnent. On arrive le soir donc avec les lumières c’est bien sympa. Il y a une petite fête qui se termine, le centre ville est joli, on passe par le fameux quartier rouge et on va chez Eni à Gelnhausen dormir.




Lundi 04/10/10:

Après une grasse mat’ et un tour dans la ville, je m’organise pour aller au concert tout seul vu que Daniela reste avec Dennis pour la soirée (ils adorent le punk-rock, le psycho… mais le HxC ce n’est pas trop trop leur truc). Je pars assez tôt et après 30min de train et un peu de métro, me voici arrivé au Batschkapp : une bonne salle encore ! C’est The Ocean qui commence : j’étais passé vite fait sur leur page et je m’attendais pas à grand chose, mais dès les premières secondes de leur set, je laisse mon poste de simple spectateur du fond qui boit sa pinte pour m’approcher et hocher la tête. Le premier titre est plutôt dans un registre HxC/métal avec une grosse voix. Le bassiste avec son excellente coupe afro gueule bien pour les chœurs aussi, mais le 2ème titre confirme mes craintes : le chanteur part dans les aiguës avec une voix mielleuse parfois. Des parties post metal/HxC lentes pseudo recherchées viennent faire leurs apparitions, un petit problème de batterie vient couper leur set également… Heureusement que de bons passages remontent la barre. Leur set se termine après 5/6 chansons (il faut dire que certaines durent longtemps : 5 minutes ou plus !) et ils quittent la scène les uns après les autres pour finir sur un sampler avec une mélodie au sax sur des bruits d’océan, je n’est jamais était fan de ce genre de fin ! Bref, pour résumé, The Ocean il y a du bon mais il y a aussi des trucs à jeter…
C’est au tour des 4 bûcherons canadiens. Bon d’accord j’adore jouer avec les clichés, mais entre leurs dégaines et leur musique qui casse du bois, on peu « traiter » Cancer Bats de bûcherons ! Pour ceux qui ne les connaissent pas, ils font un mélange de hardcore, de punk et de métal avec une pointe de stoner. J’adore vraiment ce groupe et je suis conquis d’avance. Sur scène, ils ne me déçoivent pas. Dès les premières secondes ils donnent tout ceux qu’ils peuvent. J’aime bien le son de la basse (avec distro) tout comme l’imposant guitariste qui assure toutes sortes de parties gratte. Je ne reconnais pas tous les titres (putain mais je suis trop con, je n’est même pas leur dernier album ! ). Leur prestation reste explosive et quand retentisses « Luciferaes rocking chair », « Sorceress » et autres tubes, ça fait mouche ! A noter aussi bien sure l’excellente reprise « Sabotage » des Beastie Boys ! Après un set d’enfer, Cancer Bats quitte la scène et le chanteur, bien sympathique, n’hésite pas à venir directe dans le public après « Hail Destroyer » :

Vidéo Cancer Bats – Hail Destroyer :


C’est au tour de The Dellinger Escape Plan. Je les connaissais de nom bien sûre, j’avais écouté quelques titres vite fait de temps en temps, mais j’avoue ne pas connaître le groupe plus que ça, ayant toujours trouvé leur musique un peu trop « barrée » pour moi....
Trois ou quatre personnes préparent la scène, avec un jeux de lumières personnalisés. Ils se font un peu attendre, cela laisse le temps de descendre sa pinte et de se faire un chemin dans la salle qui est désormais pleine (et elle était déjà pas mal remplie dès le début).
Là aussi ça attaque fort ! Leur musique, un genre de post-HxC/metal avec toutes sortes d’influences (du grind-core au free-jazz !) est toute aussi surprenante que leur jeux de lumières : principalement composé de lumières blanches et de flashs, cela donne un réel univers au show, même si j’ai bien cru que j’allais devenir épileptique par moment !
Malgré que je ne connaisse pas les titres, j’accroche bien à leur set grâce notamment à une présence sur scène et une énergie indéniable de la part de tous les musiciens : leurs instruments sont sans fils et ils n’hésites pas à s’en servir en occupant toute la scène, les amplis, les retours…
Parfois c’est vraiment le « chaos », je me demande même comment ils arrivent à composer et à ne pas se perdre dans leurs structures ! Mais il y a aussi des titres moins complexes comme l’excellent « Milk Lizard » :

Vidéo Dellinger Escape Plan – Milk Lizard:


Une excellente soirée, avec découvertes et confirmations ! Je ne traîne pas après le concert pour essayer de choper le premier train et à bouffer. J’ai failli le louper mais j’ai eu mes frites et j’arrive juste à temps pour monter dedans! A la gare de Gelnhausen, je me serais bien arrêté au Lorbass où on avait joué mais ils sont en train de fermer boutique…Ce n’est pas bien grave, il est déjà assez tard et la bière a encore assez couler pour ce soir, ça sera une bonne nuit avec un film d’anthologie et un peu de circonstance : « le marginal ».


Mardi 05/10/10:

Ce matin, Eni est parti bosser. Daniela a trouvé (très facilement) via un site de co-voiturage quelqu’un pour nous ramener à Munich. On a rendez-vous vers 12H au centre de Francfort, pas bien loin de la gare où tout le monde est habillé en costard ! C’est donc un gars sympathique (Benjamin) qui nous ramène avec son van médical à Munich devant la porte de l’immeuble (pour 10€ seulement chacun !!). Après ces nouvelles 4/5H de route, on se pose un peu. En voulant consulter les horaires du concert de ce soir, le site du Backstage dit que c’est « ausverkauft », que c’est complet quoi ! (tiens, un 5ème mot à mon vocabulaire allemand…)
Je ne me démonte pas et décide d’aller sur place voir ce qu’il en vraiment…Daniela, assez crevée par la route préfère rester à l’appart préparer ses affaires : son stage la saoule vraiment et ne va pas tarder à rentrer chez elle vers Francfort.
Sans ticket et le concert étant en « sold out », je ne pars pas en retard. Devant le Backstage, des jeunes s’empressent de demander des places, il y a des affiches «ausverkauft » partout, je demande à la fille du vestiaire qui me dit que sans ticket c’est mort, ça s’annonce bien… Mais bon, c’est mal connaître mon obstinance.
C’est fou comme les allemands sont à l’heure. 1H avant ça fait la queue pour rentrer (je devrais peut-être en prendre de la graine, tu comprendras mieux pourquoi je dis ça plus tard…). Je double donc toute la file qui attend et demande à la « guichetière » une place. Bien sûre il n’y en a plus à vendre mais j’arrive à être convaincant et elle accepte de me faire rentrer en louzdé pour 25€. Bon, ça fait chère pour 1 groupe que je tiens à voir, mais je vais pas faire demi tour maintenant. Le vigil me laisse passer et me voici dedans, bien happy ! Il ne s’agit pas du « Wreck » du Backstage mais du « Hall » ; plus petit, mais tout aussi bien faite. Ça faisait très longtemps que je m’étais retrouvé à un concert ne connaissant pas une personne, mais vraiment pas une, et ne comprenant rien de ce que les gens autour de moi racontaient, ha ha ! Après plusieurs pintes, euh, minutes d’attentes, c’est Of Mice & Men qui commence la soirée. O.M.A.M est un groupe de metal/emo/hardcore comme les d’jeunes doivent en raffoler (l’ex. chanteur officiait dans Attack ! Attack ! avant d’ailleurs, dur !). Ça commence pas mal, bien dynamique et bien violent dès le début. Le soucis survient quand le guitariste chante sur ces plans musicaux au rabais avec une de ces voix que je déteste. J’aurais eu une paire de ciseaux, je n’aurais pas hésité longtemps à couper son câble ! A par cela, le chanteur lead à une bonne voix bien puissante lui, il y a quelques bonnes mosh-parts, rien de bien original, mais ça permet de se mettre dans l’ambiance « tranquillement » grâce à quelques bons titres, comme avec celui-ci :

Of Mice and Men - They Don't Call It the South for Nothing:




C’est ensuite à Blessthefall de jouer. J’étais passé sur leur page et juste à la vue de leur photo je savais que ça allait être nul. Mes préjugés se sont confirmés. Leur rock/emo/metal pour minettes est horrible. C’est plat, c’est niais, ça donne l’impression de tout donner sur scène mais ça n’a rien dans le sac, si j’avais eu une bonne paire de ciseaux, c’est le câble d’alimentation là que je n’aurais pas hésité à couper ! Le summum survient lorsque la lumière s’éteint pendant 2 secondes en plein morceaux et que lorsqu’elle se ré-allume, ils sont tous couchés par terre de façon à qu’on ne les voient plus, attention le jeux de scène ! Il me reste plus qu’à demander une autre pinte à la sublime bar-girl et la déguster tranquillement au fond en rigolant avec les autres sur le groupe (les passages crabcore sont encore plus drôles je t’assures !) et les slams loupés…

Enfin, c’est au tour d’ August Burns Red ! L’avantage là c’est que je connais tous les titres « par cœur » et qu’il y ait peu de chance que je sois déçu. J’ai découvert ce groupe il y a quelques mois désormais et je ne me lasse pas de me passer leur discographie entière fréquemment. Dans leur metalcore, ce n’est pas leurs paroles qui m’emballent le plus (assez influencées par la religion, ce n’est pas ce que je préfère, mais ils ne font et ne sont ni là pour faire la messe justement …), mais la partie instrumentale : des mélodies recherchées, un batteur du feu de dieux, un chanteur avec une bonne grosse voix (et qui ne prend pas une voix pourries comme ces groupes à la con), des mosh-parts plus qu’efficaces etc.
Après une intro sur fond d’électro (pas trop à mon goût celle-là), c’est sur « Composure » que leur set débute. Dans le public ça s’excite enfin (voir un peu trop même !). On a le droit à tous les meilleurs titres des deux derniers albums comme « An American Dream », « Indonesia », « Truth Of A Liar »… Sur scène ça bouge bien, les parties grattes sont folles, le batteur se fait plaisir avec la double et la chinese, bref, un ensemble bien puissant, comme dans la fosse, avec quelques circles-pits, mosh-parts etc.
« Marianas Trench » permet de se poser un peu (un des rares titre avec une partie un peu calme…). Après un faut dernier titre, c’est finalement sur « Backburner » qu’ A.B.R finissent naturellement leur set. En rappel, Matt Greiner (le batteur) vient faire un « petit » solo. Il faut dire que le gars y envoie sévère (des vidéos de prises studio sont disponibles sur internet, à voir !). Puis c’est avec « White Washed » qu’ August Burns Red achèvent tout le monde, avec notamment un dernier « let’s go » pour cette ultime mosh-part bien lourde !


August Burns Red : An american Dream :





Excellente prestation qui ne m’a pas déçue, bien au contraire et qui méritée cette persévérance !
Demain c’est le retour, ça sent la fin, c’est un peu triste tout ça…la pluie qui se met à tomber colle bien avec tout ça…




Mercredi 06/09/10:

Aujourd’hui c’est le retour, même si je n’est pas bien envi de rentrer… Au matin je retarde mon réveil, je traine un peu des pieds, je dis au revoir à Daniela, les différents transports ne sont pas bien concordés, du coup j’attend un peu à quelques stations, je trouve le trajet en métro assez long quand je m’aperçois en regardant une horloge qu’il est assez tard et que je risque de ne pas être à l’heure à l’aéroport pour l’enregistrement de mon billet (même si contrairement à l’aller je n’est pas reçu d’e-mail m’informant des horaires à respecter…). Mes craintes se confirment au guichet : le vol est fermé… Celui d’après est plein aussi et la seule solution est de rentrer à Lyon en passant par Paris le lendemain, en alignant la monnaie bien sûre… grrrrr !
Un peu énervé contre moi, ma stupidité et mon habituel talent à respecter les horaires, je retourne chez Daniela le plus rapidement possible pour qu’elle me laisse ses clefs pour la nuit avant de partir pour l’Italie quelques jours (elle ne retourne même pas à son stage et décide de prendre la poudre d’es tempête avant de retourner à Francfort…).
Je me pose un peu et regarde ce que je vais pouvoir faire de ma soirée bonus : il y a un afterwork au siège de BMW, une projection de vidéos de skate etc… bof…et un concert au Backstage encore (!!), du psycho-punk/rock, je prendrais cette option là. En fin d’aprèm j’en profite pour visiter tout le centre de Munich qui est vraiment beau.









Après une envie de pinte/ pizza dans un petit troquet, j’arrive au Backstage : le concert va se dérouler dans une 3ème salle (le Club) plus petite que les deux précédentes, c’est fou comme le lieux est excellent ! 3 salles bien équipées, de tailles différentes pour s’adapter à tout !
C’est The Bad Days qui joue en premier. Ils viennent du pays, atteignent la trentaine sauf le guitariste très jeune qui ne doit pas être à la base du groupe je pense (vu son age et son look émo…). Ils balancent un punk’n’roll pas folichon, mais bien sympathique tout de même. Ça manque un peu d’assurance mais c’est assez carré tout de même.
Ensuite c’est au tour de Psychopunch. Eux sont suédois et ont l’air un peu connu en Allemagne vu leur nombre de dates dans ce pays et de personnes portant leur t-shirt. Tout de suite je suis bien emballé par la voix du guitariste/chanteur, bien rock-eilleuse, avec un bon petit grain. Leurs morceaux sont bien sympas, énergiques, assez simples et efficaces. A un moment je reconnais un morceau : « S.O.S » de Mad Caddies. Ce n’est pas possible qu’ils reprennent Mad Caddies ! J’apprends alors qu’il s’agit d’une reprise d’ A.B.B.A à la base en fait, quel inculte ! Il faut dire qu’ABBA n’a jamais figuré de mes playlists…
Même si il y a quelques morceaux un peu moins bien, j’aime bien l’ambiance qu’il règne ici. C’est pas très grand et plutôt convivial, le groupe échange bien avec le public, ça se moque gentiment des allemands etc.
Après un bon set et 2/3 titres en rappel, je continue de boire des pintes avec de sympathiques personnes dont Maxi et sa bande. Le groupe nous rejoins, ça discute pas mal puis je me rentre, bien content de cette soirée bonus.





Jeudi 07/10/10 :

Au matin, je ne traine pas ce coup-ci et j’arrive à prendre l’avion qui m’amène jusqu’à Paris. Après avoir survolé la capitale et traverser tout l’aéroport à pied en vitesse, je remonte dans un autre avion direction Lyon. C’est marrant au début mais ça en devient limite saoulant… Il y a pas mal de vent, l’aile donne l’impression de bouger un peu, j’espère que les agents de maintenance ne sont pas comme dans ma boite et n’oublient pas de remettre les boulons ! ;)
Arrivé à Lyon, Alain me ramène à ma caisse et je finis de me rentrer.



Jeudi 07/10/10 – 18H15 :


Une semaine pile-poile plus tard, me voici de retour chez moi…la boucle est bouclée… ou presque…

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