Another Day
Punk, ska, HxC & more! - Fanzine, distro... - www.anotherday.fr
lundi 14 mai 2012
Groezrock 2012 - Day #1
Je décolle le vendredi, directement après le boulot, direction Paris pour une pause et nuit chez Chipie et Romain. Au petit matin, on récupère Vince, Foué et Fran, et c’est parti pour le Groezrock, sur fond de bonnes musiques et mauvaises blagues (ou l’inverse) ! La frontière belge passée, il n’y a peut-être plus de péages, mais il faut faire attention aux nids de poule... On arrive au Groezrock vers 12H, je me gare à notre petit spot habituel pour éviter de payer le parking (10 € parait-il…), juste à côté du van des autres cassoc clermontois.
A l’entrée, il n’y a pas de queue, mais une fois entré dans le festival, je m’aperçois qu’il y a encore beaucoup de monde cette année et qu’il va falloir être patient avant d’en boire une… Je retrouve ma belle, puis on trinque tous à cette nouvelle édition. Pas de grands changements sur le site, à part la scène acoustique (que j’ai décidé de ne même pas prendre la peine d’aller voir vu comme le programme est déjà chargé !) et une buvette Monster qui casse les oreilles…
On se divise un peu selon nos programmes… Pour notre part, nous allons nous échauffer les oreilles avec CONFESSION (metal-core), pas mal, puis je vais voir tout seul FOR TODAY. Il s’agit là encore de metal-core que pas grand monde ne connait j’ai l’impression, ou n’apprécie… (??) J’écoute leur dernier album « Breaker » depuis quelques temps et il n’y a pas grand-chose à en jeter pourtant ! En live, ça envoie du lourd (comme sur ce dernier CD justement…), notamment avec « Devastator », « Seraphim », « King » … Le chanteur fait un peu trop son caïd, mais reste tout de même impressionnant par sa présence. Une bonne petite claque, qu’on pourra prochainement reprendre en Europe je pense (et j’espère… ).
Cette année, je découvre le (gigantesque) camping, où les tentes sont les unes sur les autres ! Je profite d’une petite pause pour installer mes quelques affaires dans notre tente, qui n’est heureusement pas trop loin de l’entrée et des WC.
On retourne voir THE GHOST INSIDE sous l’Impericon Stage (= « moyenne scène »). Déjà vu l’année dernière sous la Etnies (= « petite scène »), on a encore droit aux tubes comme « Unspoken », mais aussi à de nouveaux morceaux issus de leur prochain album qui sort en juin. En pleine tournée avec Parkway Drive, j’ai l’impression qu’ils ont gagné en « importance » et en « puissance ». Très bon concert ! A suivre…
Après un petit peu de sale bouffe toujours aussi chère, retour sous la Etnies (la meilleure scène vu qu’elle reste « à taille humaine » et où les barrières sont absentes) pour la première pointure de la journée : VERSE.
C’est blindé, normal, leur retour était très attendu ! Dans leur set list, on retrouve les titres phares, mais également un ou deux nouveaux morceaux (sortie du nouvel album fin juin). C’est un joyeux bordel, avec stage diving à gogo etc… et beaucoup d’émotion ! Un set excellent, même s’il y a quelques passages plus mous… Je ressens un peu la même sensation que lors du concert de La Dispute en plein milieu du Scream at the Sun… Je pense que ce genre de groupe, avec une musique « triste », n’est pas fait pour moi au milieu d’un gros festoch, mais serait mis plus en valeur dans une petite salle intimiste ! Un excellent moment tout de même, avec une belle intervention de l’ami Jeff :
Pas de répit, on file directement sous l’Impericon voir THE DILLINGER ESCAPE PLAN. Ils restent toujours aussi barrés que leur musique. Ils en font limite de trop, mais leur show reste quand même impressionnant (tant au niveau scénique que musical) et vaut largement le détour. Dans la set list, toujours très un bon mélange (« Milk Lizard »…). Par contre, le cassage de matos pour finir, je ne trouve pas cela si « rock »… Pour le plaisir, un best-of de leurs cascades:
Après une petite pause au camping, on passe devant la main stage (LAGWAGON), puis nous matons 15 minutes de GALLOWS, mais devons partir (dommage ça commençait bien !) pour PARKWAY DRIVE. Première fois que je les vois, je les attendais avec impatience aussi… Leur hardcore-métal est toujours extrêmement puissant. Nous avons le droit à bon mélange : « Unrest », « Home is for the heartless », « Sleepwalker », « Idols and anchor » et ses envolées métalliques à la gratte, « Carrion »… mais je ne connais pas toute leur discographie… Le batteur est une vraie sulfateuse ! Bim, grosse fessée encore !
On enchaine direct avec RANCID. Oui, j’ai préféré voir le set de Parkway Drive en entier, n’ayant jamais été un fan inconditionnel de Rancid (préférant largement NOFX). Je retrouve tout de même avec plaisir plusieurs titres du mythique « …and out come the wolves » comme « Time Bomb » et un gros mélange de l’ensemble de leur discographie. La foule reprend en chœur toutes les paroles, il y a une bonne ambiance etc… un très bon set encore !
On se retrouve au stand Leffe pour en boire « une dernière » et faire notre bilan de la journée un peu puis on file au camping où règne un brouhaha constant mais qui ne me dérangera pas pour dormir, vu la fatigue et les pintes accumulées ! Demain, une autre grosse journée nous attend ! :-)
Merci à Foué et Holding Te Moment pour les photos, et aux caméramans pour les vidéos!
lundi 12 mars 2012
Fights and Fires + Never Again + Puny Runt @ Nevers
Dimanche 26 février:
Bon petit concert à l'ancienne ce soir, je nous motive à faire le déplacement à la capitale bourguignonne de la faïence et du HxC pour revoir les copains et prendre une claque!
L'adresse du lieu est communiquée uniquement par mail puisque le concert a lieu chez Gégé! Une fois la tête cognée et les nombreux escaliers descendus, on arrive dans une belle cave voûtée!
C'est les potes de NEVER AGAIN qui attaquent avec leur énième formation (fais un tour sur www.oldschoolrecords.org pour avoir un aperçu du reste) qui reste toujours aussi efficace! De l’excellent punk/hardcore rapide avec de bons breaks et passages coolos! On a le droit à de bonnes vannes évidemment, ce qui met un peu d'ambiance car ce n'est pas fou pour le moment (ça reste un dimanche soir...). Ça s’excite sur la reprise "Tough guy" des Beastie Boys et le morceau spécial pour Arno (No Way Asso) qui fête ses 30ans aujourd’hui!
Ensuite, les locaux de PUNY RUNT enchaînent avec leur hardcore mélo. Je ne suis pas fan-fan mais ils se démènent bien! Je reste écouter un bon moment avant d'aller en boire une, les ayant déjà vu plusieurs fois...
Pour finir, les anglais de FIGHTS AND FIRES devraient tout démolir (selon les échos des précédents concerts...). Une fois le son réglé "à fond", ça attaque fort avec "Testaments", première chanson du set et de leur excellent album "Proof that ghosts exit" également. Le guitariste, tout comme le chanteur, se bouge beaucoup! Le bassiste (avec sa magnifique moustache anglaise) reste plus en retrait sur "la scène" mais te sort de ces parties folles! Enfin, le batteur Lee (qui me fait penser un peu à Andy de The Infested autant par son attitude que son jeu) est tout aussi bon, avec quelques rythmiques originales même en plus!
Nous avons le droit à l'ensemble de leurs derniers morceaux, avec 2/3 nouvelles compos, toujours aussi bonnes. Mon titre préféré reste "Weight", ou peut-être "Better dreams" qui finit de toute beauté leur set d'une trentaine de minutes dans une bonne ambiance. Ces titres sont vraiment parfaits! Après le rappel habituel, nous arrivons même à obtenir un deuxième bonus pour finir cette bonne soirée! Une belle claque bien FAT donnée par ces anglais en somme...
Clip de “East coast collective” :
Clip de “You can’t say slags on the radio”:
Extrait de “Better dreams”:
Extrait de “Fred & Jamy” (Never Again)
Bon petit concert à l'ancienne ce soir, je nous motive à faire le déplacement à la capitale bourguignonne de la faïence et du HxC pour revoir les copains et prendre une claque!
L'adresse du lieu est communiquée uniquement par mail puisque le concert a lieu chez Gégé! Une fois la tête cognée et les nombreux escaliers descendus, on arrive dans une belle cave voûtée!
C'est les potes de NEVER AGAIN qui attaquent avec leur énième formation (fais un tour sur www.oldschoolrecords.org pour avoir un aperçu du reste) qui reste toujours aussi efficace! De l’excellent punk/hardcore rapide avec de bons breaks et passages coolos! On a le droit à de bonnes vannes évidemment, ce qui met un peu d'ambiance car ce n'est pas fou pour le moment (ça reste un dimanche soir...). Ça s’excite sur la reprise "Tough guy" des Beastie Boys et le morceau spécial pour Arno (No Way Asso) qui fête ses 30ans aujourd’hui!
Ensuite, les locaux de PUNY RUNT enchaînent avec leur hardcore mélo. Je ne suis pas fan-fan mais ils se démènent bien! Je reste écouter un bon moment avant d'aller en boire une, les ayant déjà vu plusieurs fois...
Pour finir, les anglais de FIGHTS AND FIRES devraient tout démolir (selon les échos des précédents concerts...). Une fois le son réglé "à fond", ça attaque fort avec "Testaments", première chanson du set et de leur excellent album "Proof that ghosts exit" également. Le guitariste, tout comme le chanteur, se bouge beaucoup! Le bassiste (avec sa magnifique moustache anglaise) reste plus en retrait sur "la scène" mais te sort de ces parties folles! Enfin, le batteur Lee (qui me fait penser un peu à Andy de The Infested autant par son attitude que son jeu) est tout aussi bon, avec quelques rythmiques originales même en plus!
Nous avons le droit à l'ensemble de leurs derniers morceaux, avec 2/3 nouvelles compos, toujours aussi bonnes. Mon titre préféré reste "Weight", ou peut-être "Better dreams" qui finit de toute beauté leur set d'une trentaine de minutes dans une bonne ambiance. Ces titres sont vraiment parfaits! Après le rappel habituel, nous arrivons même à obtenir un deuxième bonus pour finir cette bonne soirée! Une belle claque bien FAT donnée par ces anglais en somme...
Clip de “East coast collective” :
Clip de “You can’t say slags on the radio”:
Extrait de “Better dreams”:
Extrait de “Fred & Jamy” (Never Again)
jeudi 8 mars 2012
Anchor - interview
Propos recueillis fin 2011 par e-mail. Merci à Aubin pour la traduction et à Justine pour la correction des plus grosses fautes!
- Une petite présentation du groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Anchor se compose de Claes, Fredrik, Calle, Mattias et moi-même (Ulf), et nous sommes un groupe de hardcore de Scandinavie. Nous existons depuis 2007, sortant des albums et tournant assez souvent depuis. Actuellement, on fait la promotion de notre nouvel album “Recovery”, et on va attaquer une tournée européenne avec Trial et Run with the hunted. Anchor est en quelque sorte notre exutoire et nous essayons aussi de faire passer un message (à propos des autres êtres humains, des animaux, de la planète sur laquelle nous vivons…)
- Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe; cela symbolise-t-il quelque chose en particulier ?
Une ancre est une chose qui te tient stable, et que tu gardes là où tu as l'intention d'être. Pour moi, personnellement, ce groupe est définitivement mon ancre, j'ai besoin d'être dans un groupe qui tourne, cela est indispensable pour moi. Enfin, une ancre peut être une personne, elle peut être straight edge, elle peut être tout ce qui te fait sentir en sécurité et “chez soi”.

- Quelles sont vos influences musicales ? Qu’écoutez-vous en général dans le van ?
Nos influences sont aussi diverses que les différences qu'il existe entre nous cinq. Anchor a cette étiquette de jouer du hardcore 90's.... Bref, via ce groupe, on a l'opportunité de rencontrer et de devenir amis avec des gens et groupes étonnamment créatifs, et je dirais qu'une de nos plus grandes inspirations et motivations a été de voir nos potes créer et accomplir de grandes choses. Une autre inspiration, si on peut l'appeler comme ça, et probablement notre amour pour les tournées, et pour ce groupe, ce qui nous pousse vraiment à faire de notre mieux sur tous les aspects. Pour les albums qu'on écoute dans le van, c'est d'une grande variété en fait, on a écouté beaucoup de Entombed, Anna Ternheim, Black Sabbath, Band of Horses...
- Vous avez sorti votre nouvel album « Recovery » en juin dernier. Comment s’est passé l’enregistrement et sa sortie ?
L'enregistrement fut rapide, stressant, fatiguant et incroyablement amusant. Cependant, on a eu 10 jours de studio, et je suis très content du résultat. En réalité, Mattias et moi avons écrit beaucoup de parties de guitares en studio, ce qui pourrait sonner comme une mauvaise idée, mais nous avons tous les deux assez confiance en nos tripes pour y aller comme ça, et je pense vraiment que ça a rendu l'album meilleur. Le lancement de l'album s'est fait pratiquement dans le monde entier, et apparemment, l'album se porte bien. Le LP sur Refuse Records en est à son deuxième pressage maintenant, seulement deux mois après la sortie, donc ça promet d'être bon.
- Y a-t-il eu une évolution par rapport aux précédentes sorties ? Êtes-vous satisfaits de ce nouvel album ?
C'est définitivement une évolution. On a juste pris tous les éléments qui font ce que Anchor est, et on a amplifié tout ça par 10. Il y a juste plus de tout. Personnellement, je suis vraiment satisfait du rendu de l'album.
- De quoi parle vos paroles ?
Le thème des textes pour “Recovery” pourrait être symbolisé par « un rétablissement ». Nous sommes tous passés par des mauvais moments qui nous ont effrayé en tant qu'êtres humains, et on a tous besoin de trouver un moyen d’avoir une “paix intérieure” pour ainsi dire. Il y a beaucoup de choses hallucinantes actuellement et les gens dans la civilisation occidentale sont plutôt « malades ». Nous parlons donc aussi de ces « maladies » comme l'avidité, le pouvoir, l'argent, la guerre, l'abus, quel qu'il soit.
- Vous avez tourné partout en Europe et fait deux tournées aux U.S.A, vous en êtes à combien de dates ?
Anchor a joué environ 300 fois jusqu'à présent.

- Quels sont vos pays, vos lieux préférés ?
Il y en a tellement à mentionner. Jouer au 924 Gilman à Berkeley était un grand rêve pour moi, qui est devenu réalité grâce à ce groupe. La dernière tournée US qu'on a fait est probablement une des meilleures expériences de ma vie jusqu'à présent. Cependant, tourner tous ensemble en Europe est juste un autre trip tout aussi agréable. Sur notre dernière tournée, certains de mes lieux préférés ont été Chemnitz, Karlsruhe, Munich et Hambourg en Allemagne, Milan, Paris, Bratislava et Prague. Ce concert à Prague est probablement l'un des meilleurs que l'on a fait jusqu'à maintenant.
- Meilleurs et pires souvenirs ? Des anecdotes à raconter ?
Le pire, être coincé à Bilbao pendant une semaine et essayer de communiquer avec des garagistes espagnols pour notre van en panne, et avoir à annuler des concerts à cause de ça. Cette semaine a été un cauchemar. En gros, tout ce qui implique un van en panne est le pire, parce qu'on dépend trop de ça quand on est en tournée. Les meilleurs souvenirs sont trop nombreux, vraiment. Juste être en tournée, faire ce que tu aimes avec les personnes avec qui tu aimes faire ça, c'est vraiment là les meilleures choses. Pour les anecdotes, c'est la même chose. La plupart de nos histoires favorites impliquent des blagues entre nous, tu vois, “il faut être là” pour comprendre. J'encourage juste tous ceux qui ont la possibilité de partir en tournée à le faire. Vous verrez ce que je veux dire.
- Vous avez fait de petits passages en France, qu’en avez-vous pensé ?
Je ne sais jamais quoi penser de la France, haha. J'y ai vécu certains des meilleurs concerts que je n'ai jamais joué, et aussi certains ont été les pires. C'est tout le temps différent, mais j'aime toujours y être. On a été jeté d'une salle à Paris avant un concert, parce que le barman trouvait que l'on donnait une mauvaise image au lieu !
- J’ai lu que lors de votre concert à Lorient, une pause de 3H durant le concert a dû être faite car le câble électrique alimentant le bar était tombé. Cela a dû être épique comme soirée ?!
C'est juste des trucs comme ça que tu ne peux pas contrôler. D'une certaine manière, cela fonctionne toujours bien. La plupart d'entre nous sont assez relax quand ce genre de trucs arrive. Perdre son sang froid en tournée n'est pas une bonne idée.
- Avez-vous des jobs à côté ? Si oui, comment faites-vous pour tourner autant ?
Oui, la plupart d'entre nous travaille ou étudie, ou les deux. Nous le gérons à travers beaucoup de travail acharné. Tout ce que l'on fait dans nos vies est à un moment ou à un autre relié à Anchor. Nous faisons ce que nous avons à faire pour garder le rythme. Ce qui veut dire beaucoup de travail quand nous sommes à la maison, mais ça vaut toujours le coup.

- Pouvez-vous nous parler de « la scène » suédoise ?
Il y a pas mal de promoteurs dans tout le pays en ce moment, et des bons groupes aussi, donc je dirais que la scène se porte plutôt bien ici. Tourner en Suède n'est pas compliqué, c'est juste cher pour venir ici, car tu dois traverser le Danemark, où c'est beaucoup plus dur de trouver des concerts. Le public est généralement cool, même si on sent qu'il s'intéresse plus aux quelques groupes « cools » du moment, mais on trouve ça partout...
- Avez-vous d’autres projets à côté ? Il me semble que certains jouent dans Painted Wolves (jeune groupe avec des membres de Death is not Glamorous aussi). C’est bien ça ?
La plupart d'entre nous (si ce n'est pas tout le monde) sont dans d'autres groupes. Matthias est dans Painted Wolves. Je viens juste d'écouter un enregistrement de répète et ça sonne vraiment bien. J'attends vraiment d'en écouter plus.
- Avez-vous d’autres groupes suédois à nous conseiller, dont leurs noms ne seraient pas parvenus à nos oreilles… ?
Écoutez GUILTY, ANGERS CURSE, STAY HUNGRY, DEAD, BEYOND PINK et HÅRDA TIDER.
- Quels sont vos projets désormais ?
Continuer les tournées, cela n'est jamais ennuyeux.
- Un dernier mot ?
Merci pour l'interview !
Merci d’avoir répondu aux questions! A bientôt!
http://xanchorx.bandcamp.com
- Une petite présentation du groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Anchor se compose de Claes, Fredrik, Calle, Mattias et moi-même (Ulf), et nous sommes un groupe de hardcore de Scandinavie. Nous existons depuis 2007, sortant des albums et tournant assez souvent depuis. Actuellement, on fait la promotion de notre nouvel album “Recovery”, et on va attaquer une tournée européenne avec Trial et Run with the hunted. Anchor est en quelque sorte notre exutoire et nous essayons aussi de faire passer un message (à propos des autres êtres humains, des animaux, de la planète sur laquelle nous vivons…)
- Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe; cela symbolise-t-il quelque chose en particulier ?
Une ancre est une chose qui te tient stable, et que tu gardes là où tu as l'intention d'être. Pour moi, personnellement, ce groupe est définitivement mon ancre, j'ai besoin d'être dans un groupe qui tourne, cela est indispensable pour moi. Enfin, une ancre peut être une personne, elle peut être straight edge, elle peut être tout ce qui te fait sentir en sécurité et “chez soi”.

- Quelles sont vos influences musicales ? Qu’écoutez-vous en général dans le van ?
Nos influences sont aussi diverses que les différences qu'il existe entre nous cinq. Anchor a cette étiquette de jouer du hardcore 90's.... Bref, via ce groupe, on a l'opportunité de rencontrer et de devenir amis avec des gens et groupes étonnamment créatifs, et je dirais qu'une de nos plus grandes inspirations et motivations a été de voir nos potes créer et accomplir de grandes choses. Une autre inspiration, si on peut l'appeler comme ça, et probablement notre amour pour les tournées, et pour ce groupe, ce qui nous pousse vraiment à faire de notre mieux sur tous les aspects. Pour les albums qu'on écoute dans le van, c'est d'une grande variété en fait, on a écouté beaucoup de Entombed, Anna Ternheim, Black Sabbath, Band of Horses...
- Vous avez sorti votre nouvel album « Recovery » en juin dernier. Comment s’est passé l’enregistrement et sa sortie ?
L'enregistrement fut rapide, stressant, fatiguant et incroyablement amusant. Cependant, on a eu 10 jours de studio, et je suis très content du résultat. En réalité, Mattias et moi avons écrit beaucoup de parties de guitares en studio, ce qui pourrait sonner comme une mauvaise idée, mais nous avons tous les deux assez confiance en nos tripes pour y aller comme ça, et je pense vraiment que ça a rendu l'album meilleur. Le lancement de l'album s'est fait pratiquement dans le monde entier, et apparemment, l'album se porte bien. Le LP sur Refuse Records en est à son deuxième pressage maintenant, seulement deux mois après la sortie, donc ça promet d'être bon.
- Y a-t-il eu une évolution par rapport aux précédentes sorties ? Êtes-vous satisfaits de ce nouvel album ?
C'est définitivement une évolution. On a juste pris tous les éléments qui font ce que Anchor est, et on a amplifié tout ça par 10. Il y a juste plus de tout. Personnellement, je suis vraiment satisfait du rendu de l'album.
- De quoi parle vos paroles ?
Le thème des textes pour “Recovery” pourrait être symbolisé par « un rétablissement ». Nous sommes tous passés par des mauvais moments qui nous ont effrayé en tant qu'êtres humains, et on a tous besoin de trouver un moyen d’avoir une “paix intérieure” pour ainsi dire. Il y a beaucoup de choses hallucinantes actuellement et les gens dans la civilisation occidentale sont plutôt « malades ». Nous parlons donc aussi de ces « maladies » comme l'avidité, le pouvoir, l'argent, la guerre, l'abus, quel qu'il soit.
- Vous avez tourné partout en Europe et fait deux tournées aux U.S.A, vous en êtes à combien de dates ?
Anchor a joué environ 300 fois jusqu'à présent.

- Quels sont vos pays, vos lieux préférés ?
Il y en a tellement à mentionner. Jouer au 924 Gilman à Berkeley était un grand rêve pour moi, qui est devenu réalité grâce à ce groupe. La dernière tournée US qu'on a fait est probablement une des meilleures expériences de ma vie jusqu'à présent. Cependant, tourner tous ensemble en Europe est juste un autre trip tout aussi agréable. Sur notre dernière tournée, certains de mes lieux préférés ont été Chemnitz, Karlsruhe, Munich et Hambourg en Allemagne, Milan, Paris, Bratislava et Prague. Ce concert à Prague est probablement l'un des meilleurs que l'on a fait jusqu'à maintenant.
- Meilleurs et pires souvenirs ? Des anecdotes à raconter ?
Le pire, être coincé à Bilbao pendant une semaine et essayer de communiquer avec des garagistes espagnols pour notre van en panne, et avoir à annuler des concerts à cause de ça. Cette semaine a été un cauchemar. En gros, tout ce qui implique un van en panne est le pire, parce qu'on dépend trop de ça quand on est en tournée. Les meilleurs souvenirs sont trop nombreux, vraiment. Juste être en tournée, faire ce que tu aimes avec les personnes avec qui tu aimes faire ça, c'est vraiment là les meilleures choses. Pour les anecdotes, c'est la même chose. La plupart de nos histoires favorites impliquent des blagues entre nous, tu vois, “il faut être là” pour comprendre. J'encourage juste tous ceux qui ont la possibilité de partir en tournée à le faire. Vous verrez ce que je veux dire.
- Vous avez fait de petits passages en France, qu’en avez-vous pensé ?
Je ne sais jamais quoi penser de la France, haha. J'y ai vécu certains des meilleurs concerts que je n'ai jamais joué, et aussi certains ont été les pires. C'est tout le temps différent, mais j'aime toujours y être. On a été jeté d'une salle à Paris avant un concert, parce que le barman trouvait que l'on donnait une mauvaise image au lieu !
- J’ai lu que lors de votre concert à Lorient, une pause de 3H durant le concert a dû être faite car le câble électrique alimentant le bar était tombé. Cela a dû être épique comme soirée ?!
C'est juste des trucs comme ça que tu ne peux pas contrôler. D'une certaine manière, cela fonctionne toujours bien. La plupart d'entre nous sont assez relax quand ce genre de trucs arrive. Perdre son sang froid en tournée n'est pas une bonne idée.
- Avez-vous des jobs à côté ? Si oui, comment faites-vous pour tourner autant ?
Oui, la plupart d'entre nous travaille ou étudie, ou les deux. Nous le gérons à travers beaucoup de travail acharné. Tout ce que l'on fait dans nos vies est à un moment ou à un autre relié à Anchor. Nous faisons ce que nous avons à faire pour garder le rythme. Ce qui veut dire beaucoup de travail quand nous sommes à la maison, mais ça vaut toujours le coup.

- Pouvez-vous nous parler de « la scène » suédoise ?
Il y a pas mal de promoteurs dans tout le pays en ce moment, et des bons groupes aussi, donc je dirais que la scène se porte plutôt bien ici. Tourner en Suède n'est pas compliqué, c'est juste cher pour venir ici, car tu dois traverser le Danemark, où c'est beaucoup plus dur de trouver des concerts. Le public est généralement cool, même si on sent qu'il s'intéresse plus aux quelques groupes « cools » du moment, mais on trouve ça partout...
- Avez-vous d’autres projets à côté ? Il me semble que certains jouent dans Painted Wolves (jeune groupe avec des membres de Death is not Glamorous aussi). C’est bien ça ?
La plupart d'entre nous (si ce n'est pas tout le monde) sont dans d'autres groupes. Matthias est dans Painted Wolves. Je viens juste d'écouter un enregistrement de répète et ça sonne vraiment bien. J'attends vraiment d'en écouter plus.
- Avez-vous d’autres groupes suédois à nous conseiller, dont leurs noms ne seraient pas parvenus à nos oreilles… ?
Écoutez GUILTY, ANGERS CURSE, STAY HUNGRY, DEAD, BEYOND PINK et HÅRDA TIDER.
- Quels sont vos projets désormais ?
Continuer les tournées, cela n'est jamais ennuyeux.
- Un dernier mot ?
Merci pour l'interview !
Merci d’avoir répondu aux questions! A bientôt!
http://xanchorx.bandcamp.com
jeudi 16 février 2012
Good Riddance de retour!
Comme les rumeurs le laisser entendre, Good Riddance est de retour!
Ils joueront au Groezock et au Resurrection (www.resurrection-fest.com), dont la 1ère annonce sera faite d'ici 3 heures!
L'annonce officielle: http://grpunk.com/
Ils joueront au Groezock et au Resurrection (www.resurrection-fest.com), dont la 1ère annonce sera faite d'ici 3 heures!
L'annonce officielle: http://grpunk.com/
lundi 9 janvier 2012
Reflections Of Internal Rain (interview)

Merci à Aleks (batterie) d'avoir répondu aux questions, à Aubin pour la traduction et à Justine pour la correction des plus grosses fautes.
– Une petite présentation du groupe pour ceux qui ne vous connaîtrez pas ?
R.O.I.R est un groupe de hardcore punk de Novi Sad, Serbie. On a commencé à jouer en 2004 et nous continuons depuis (difficilement).
– Quelles sont vos influences musicales ? Qu’écoutez-vous en général dans le van ?
Au début, nous étions influencé par Tragedy, His Hero Is Gone, From Ashes Rise, Ictus, Ekkaia... des groupes de ce style. Mais avec le temps, on développe notre propre style, qui est un mix de toute sorte et différents genres. Depuis, nous écoutons tous différents styles de musique, chacun de nous contribue au son de R.O.I.R. Et quand nous sommes en tournée, on écoute absolument de tout ! Du punk-rock au hardcore, en passant par le métal (malheureusement), et aussi de la dance des années 90. Il faut savoir s'amuser quand on est dans le van !
– Vous avez sorti un nouvel E.P (« Answers ») en mai dernier. Comment s’est passé l’enregistrement et sa sortie ?
Et bien, tout comme l'album “Last Flood”, on a enregistré “Answers” dans notre salle de répète à Novi Sad, ça a pris deux jours. C'est à peu près le temps qu'il faut à ROIR pour enregistrer 7 chansons. Notre pote Filip a enregistré et produit l'EP étant donné son très bon boulot sur l'album “Last Flood”. On apprécie vraiment sa manière de travailler. De plus, c'est un ami, donc on se sent vraiment à l'aise avec lui dans la salle. On a enregistré la musique ensemble (guitares, basse et batterie), puis les voix séparément. C'est comme ça que l'on peut vraiment capter l'énergie qu'on dégage en live, ce que l'on ne serait pas capable si on enregistrait tout séparément. Il n'y a pas eu de « lancement » de l'EP, on a juste fini l'enregistrement, Filip l'a mixé, on a gravé 120 CD nous-même, mis chacun d'eux dans un pochette DIY spéciale pour la tournée et nous sommes partis avec pour le tour de juin 2011.
– Y a t-il eu une évolution par rapport aux précédentes sorties ? Pourriez-vous nous dire pourquoi nous parlons de vous en France qu’aujourd'hui alors que vous êtes probablement l'un des meilleurs groupe dans votre style en Europe ?
Waouh, merci beaucoup ! C'est vraiment dingue d'entendre ça quand on regarde comment et quand nous avons commencé. Et pour être honnête, on n’est pas un groupe si ancien, plein de groupes plus anciens que nous sur la scène ne tournent pas tant que ça. On essaye vraiment de jouer le plus possible. Oui, on est très content du son de l'EP, il a la même énergie que l'album, mais on ne sent pas la progression dans la musique. J'aime ça. J'imagine que vous parlez de nous parce qu'on est passé en France.
Cette année, pour la première fois, l'argent envoyé à nos bons amis en France pour nous promouvoir a enfin payé ! (smiley) mais sérieusement, on essaye de jouer uniquement de la musique en laquelle nous croyons vraiment, et j'imagine que les gens sont réceptifs à ça, on veut vraiment voir jusque où on peut aller avec ça.

– De quoi parlent vos paroles ?
Les paroles parlent de la vie de tous les jours.
– Vous existez depuis 2004, mais commencez seulement à tourner en Europe. Comment expliquez-vous cela ? Je suppose que ce n’est pas facile quand on vient de Serbie ?
Bien sûr, mais le problème n'est pas la Serbie, mais les gens. Je suppose que les gens se foute ou ne crois pas assez à la musique pour vraiment faire quelque chose avec. On ne pense pas comme ça. On est parti pour notre première tournée sous un régime de visas, on a donc menti aux autorités pour les avoir. Et pourquoi en 2009? Je ne sais pas, je pense qu'on est juste devenu fatigué de jouer des concerts en Serbie, avec peu de gens aux concerts, de perdre de l'argent pour rien, de voir les mêmes personnes aux concerts encore et encore, de ne pas avoir ce que nous espérions pour le groupe … Donc on a décidé de partir plus loin.
– Peux-tu nous parler de « la scène » serbe ?
La Serbie est, en gros, divisée entre la scène de Novi Sad, celle de Belgrade, et tout le reste autour. Actuellement, la scène à Novi Sad est vraiment importante et devient de plus en plus sérieuse après chaque concert. C'est habituel de voir 100 à 150 personnes aux concerts hardcore-punk un soir où les gens travaillent. Il y a beaucoup de concerts, on en organise aussi, il y a un très bon zine papier en anglais appelé Rebuild à Novi sad, les créateurs du zine ont créé “Rebuild collective” pour organiser des concerts, aider les groupes en tournée et tout ça. Beaucoup de nouveaux jeunes viennent aux concerts, on pose des flys dans les écoles, facultés, etc. Des gars plus anciens, comme Zgro (il était chanteur dans un vieux groupe hardcore de Novi Sad appelé Nospeedlimit 1991-1996), nous aident aussi, et c'est très cool de voir ça. On fait juste du mieux que l'on peut pour amener de nouvelles personnes dans la scène et les intéresser autant que nous le sommes. A Belgrade, ce n'est pas le cas. Du moins c’est ce que je pense. Pas tant de monde que ça aux concerts, ça devient de plus en plus dur de booker un concert à Belgrade. De moins en moins de monde est prêt à filer un coup de main. Et j'imagine que les plus anciens qui organisaient les concerts en on eut marre de perdre de l'argent et les plus jeunes n'ont pas une réelle motivation.
– Que vous a apporté la dissolution de la Yougoslavie et l'indépendance du Monténégro ? Et en ce qui concerne le Kosovo ?
Je ne parle qu'en mon nom quand je dis ça, je laisse la politique aux politiciens. C'est juste des gens qui vont bosser et essayent de garder leurs positions le plus longtemps possible dans le but de gagner le plus d'argent possible pour eux-mêmes. Donc, je ne crois pas en la politique. C'est leur boulot. Dans le monde de la propagande tout puissant : “si tu es assez débile pour voter, tu es assez débile pour croire en eux”. Personnellement, cela ne m'intéresse pas, les changements se feront, que tu les aimes ou pas. Peut-être pas aujourd'hui, peut-être pas demain, tu ne peux pas les aimer, mais au final, les changements se feront s'ils pensent que c'est dans leurs intérêts. Et quand tu vis en Serbie, où la politique fait partie de la vie de tous les jours et de chaque citoyen, à un moment, tu te dis juste laisse tomber, je veux juste vivre une vie normale, je n'en peux plus et je suis fatigué de la politique. Jamais rien ne change à part des têtes en costards. Les gens ici ont des choses bien plus importantes à penser que la politique, comme comment survivre jours après jours, faire manger et envoyer leurs enfants à l'école. La politique est juste un théâtre pour nous garder dans la confusion et pour argumenter pendant que les politiciens se remplissent les poches.
– Peux-tu nous expliquer la situation politique et sociale actuelle du pays ?
De plus en plus de gens n'ont pas de boulot, pas d'argent, pas de plan social. Ils travaillent pour 70 euros par mois et s'ils ne veulent pas travailler, ils sont virés et un autre arrive et fait leur boulot pour 60 euros.
– Vous avez fait un petit passage par la France, qu’en avez-vous pensé ?
Et bien, j'ai rencontré Richard de Nine Eleven il y a quelques années quand ils jouaient pour la première fois en Serbie et, plus tard, je les ai booké à Novi Sad. J'ai alors été présenté à d'autres personnes qui me disaient qu'ils pouvaient nous aider, et que beaucoup de monde écoutaient ROIR en France, on a donc fait une tournée.

– Meilleurs et pires souvenirs ? Anecdotes à raconter ?
A Paris, on a payé 40 euros d'amende chacun pour avoir pris un bus sans tickets. Et c'était le troisième jour de la tournée (sur 19). C'est le meilleur et le pire qu'il nous soit arrivé jusqu'à maintenant.
– Que faites-vous en dehors du groupe ?
Je suis illustrateur/designer de livres pour enfants et je book des concerts pour les groupes que j'aime, mais je pense qu'on peut dire que ROIR est un de mes job, étant donné qu'il n'y a pas un seul jour où je ne suis pas sur internet à contacter des gens. Ivan est tatoueur et peintre, Dusko est un peintre et designer, Petar travaille dans un cabinet d'avocats et Nikola est programmateur à Novi Sad.
– As-tu d’autres groupes des Balkans à nous conseiller ?
Nos très bons potes Ground Zero et Through These Eyes de Novi Sad, Nothing Left de Belgrade ...
– Vous projetez de faire une tournée aux U.S.A. Comment ça se présente ?
Jusque-là, ça sonne juste comme un plan. On va avoir besoin de visas pour aller aux States, c'est le plus gros problème. De plus, on est de Serbie, ce qui n'aide pas … Des rumeurs disent que les visas pour les USA vont être abolis prochainement, donc, on attend que ça. Mais ça devrait arriver. On a joué avec Beau Navire à Budapest en juin, et on a discuté avec les gars et nous ont dit qu'ils pourraient nous aider, on verra ...
– Avez-vous d'autres projets à part R.O.I.R. ? Comment envisagez-vous l'avenir pour le groupe ?
Ivan joue de la batterie dans un groupe de pop punk “Fast as we go far”. J'aime à croire que l’on jouera toujours dans ROIR à 50ans... C'est une grosse partie de nos vies, la plupart des meilleurs moments de ma vie sont avec le groupe, donc on ne va pas laisser partir ça si facilement.
- Un dernier mot ?
On se revoit bientôt en France encore ! Merci beaucoup pour l’intérêt envers notre groupe.
Merci d’avoir répondu aux questions, à bientôt donc !
Leur site internet: http://reflectionsofinternalrain.tumblr.com/
Leur blog: http://reflectionsofinternalrain.blogspot.com/
jeudi 1 septembre 2011
Leftöver Crack + The Filaments @ London
Lundi 22 août 2011:
Anti-Vigilante + Chewing On Tinfoil + The Filaments + Leftöver Crack @ The Underworld Camden (Londres)
Merci à Virginia pour les vidéos et à Cristian pour m'avoir aidé à trouvé un toit pour la nuit.
En pleine tournée en Angleterre/Irlande avec mon orchestre (Foolish), nous n’avons pas réussi à trouver un concert pour aujourd’hui malgré nos efforts… J’ai noté un bon concert (Leftover Crack, The Filaments…) mais à Londres (soit bien 3H de Bristol où nous nous réveillons). Les autres ne sont pas très motivés pour y aller, dans un élan de folie je demande pour qu’ils me déposent à la gare et je prends donc le train direction la capitale avec juste mon petit baluchon… pendant que les autres resteront cruiser avec Kaden (qui nous a organisé le concert de la veille) et Chris (de Riot Ska Records, notre nouveau label…).
Arrivé à Londres, je marche pas mal, traverse un quartier populaire, un autre plutôt riche (hôtels, ambassades…), quelques parcs, aperçois Buckingham Palace, la magasin Hard Rock Café (impossible de rentrer dedans tellement qu’il y a de monde !) puis je prends le fameux « underground » direction le quartier de Camden ; je sais que le concert se passe par là…
Après une visite du sympathique quartier largement typé punk-rock (shops, piercing, tatoos…) je trouve le club en demandant à quelques personnes. Je tchatche un peu avec Michael vu qu’il a un bonnet Riot Ska (un pote à Chris) mais le perds dès que le 1er groupe commence : Anti-Vigilante mélange rythmes ska et punk-rock voir HxC (en U.K ils sont très friands de ça…). Ça me fait un peu penser à nos amis de Random Hand. L’instru est bonne mais j’accroche moyennement à la voix.
Entre le changement de plateau, il faut que j’essaie de trouver un lieu pour dormir quand même… j’ai repéré un mec qui a l’air aussi pommé que moi : Cristian est de Barcelone en fait, en road trip, passionné de punk-rock et me propose de me montrer son cheap hôtel après le concert, cool !
Chewing On Tinfoil mélange punk-rock et ska avec 2 belles voix, mais encore un peu trop mélo pour moi…
La salle est pleine désormais. Ça attaque vraiment fort dès que The Filaments débarquent ! J’adore ce groupe, ils avaient plus ou moins splitté en 2005, si un jour on m’aurais dit que je les verrais en live chez eux !
Dans une grosse énergie générale, on a le droit aux titres phares :« Punk unity », « Bastard Coppers », « Men of the law » etc. et à l’énorme « B.P.C » pour finir ! Ça manque un peu de trombone (le seul cuivre désormais) mais le son global reste bien bon. 30 minutes qui passent vraiment trop vite ! Excellent show malgré la sécu. pas très maligne avec un ou deux slameurs…
On se boit une pinte avec Cristian, j’achète un t-shirt à Talia qui aide à tenir le merch (roadie de The Infested lors de notre précédent tournée commune) et c’est au tour de Leftöver Crack, depuis le temps que je voulais les voir !
Ça commence avec « Homeo-apathy » où Stza arrive au milieu de la chanson avec cette fameuse putain de voix ! ça enchaîne direct avec « Life is Pain, Atheist Anthem, Gang Control » etc… bref, que des tubes de toute façon ! C’est blindé, on ne sent plus la clim' mais la transpi, pratiquement tous les titres sont repris par tout le monde. La folie ! Niveau prestation, ce n’est pas parfaitement carré, quelques loupés au niveau des grattes même, mais le tout reste largement très acceptable, Stza paraît même clean ! ;)
On a le droit à un bon mélange de leur discographie alternant bien entre titres punk-rock rageurs et titres plus crack-rock… et plusieurs rappels pour arriver à presque une heure de set dans une grosse ambiance ! Sans regret d’avoir fait tout ce périple !
Je suis Cristian dans cette espèce d’auberge de jeunesse tenue par des indiens. Le gazier dit que c’est chaud, mais m’accepte finalement après discussion (ouf !…), 20£ la nuit à Londres avec juste une autre personne dans ma chambre, ça va… On se boit une dernière pinte dans le quartier. Au matin je reprends le métro puis le train direction Birmingham, plutôt fier de moi, surtout pour quelqu’un de pas forcément très bilingue et parti les mains dans les poches.
J’adore quand un plan se déroule sans accroc !
Anti-Vigilante + Chewing On Tinfoil + The Filaments + Leftöver Crack @ The Underworld Camden (Londres)
Merci à Virginia pour les vidéos et à Cristian pour m'avoir aidé à trouvé un toit pour la nuit.
En pleine tournée en Angleterre/Irlande avec mon orchestre (Foolish), nous n’avons pas réussi à trouver un concert pour aujourd’hui malgré nos efforts… J’ai noté un bon concert (Leftover Crack, The Filaments…) mais à Londres (soit bien 3H de Bristol où nous nous réveillons). Les autres ne sont pas très motivés pour y aller, dans un élan de folie je demande pour qu’ils me déposent à la gare et je prends donc le train direction la capitale avec juste mon petit baluchon… pendant que les autres resteront cruiser avec Kaden (qui nous a organisé le concert de la veille) et Chris (de Riot Ska Records, notre nouveau label…).
Arrivé à Londres, je marche pas mal, traverse un quartier populaire, un autre plutôt riche (hôtels, ambassades…), quelques parcs, aperçois Buckingham Palace, la magasin Hard Rock Café (impossible de rentrer dedans tellement qu’il y a de monde !) puis je prends le fameux « underground » direction le quartier de Camden ; je sais que le concert se passe par là…
Après une visite du sympathique quartier largement typé punk-rock (shops, piercing, tatoos…) je trouve le club en demandant à quelques personnes. Je tchatche un peu avec Michael vu qu’il a un bonnet Riot Ska (un pote à Chris) mais le perds dès que le 1er groupe commence : Anti-Vigilante mélange rythmes ska et punk-rock voir HxC (en U.K ils sont très friands de ça…). Ça me fait un peu penser à nos amis de Random Hand. L’instru est bonne mais j’accroche moyennement à la voix.
Entre le changement de plateau, il faut que j’essaie de trouver un lieu pour dormir quand même… j’ai repéré un mec qui a l’air aussi pommé que moi : Cristian est de Barcelone en fait, en road trip, passionné de punk-rock et me propose de me montrer son cheap hôtel après le concert, cool !
Chewing On Tinfoil mélange punk-rock et ska avec 2 belles voix, mais encore un peu trop mélo pour moi…
La salle est pleine désormais. Ça attaque vraiment fort dès que The Filaments débarquent ! J’adore ce groupe, ils avaient plus ou moins splitté en 2005, si un jour on m’aurais dit que je les verrais en live chez eux !
Dans une grosse énergie générale, on a le droit aux titres phares :« Punk unity », « Bastard Coppers », « Men of the law » etc. et à l’énorme « B.P.C » pour finir ! Ça manque un peu de trombone (le seul cuivre désormais) mais le son global reste bien bon. 30 minutes qui passent vraiment trop vite ! Excellent show malgré la sécu. pas très maligne avec un ou deux slameurs…
On se boit une pinte avec Cristian, j’achète un t-shirt à Talia qui aide à tenir le merch (roadie de The Infested lors de notre précédent tournée commune) et c’est au tour de Leftöver Crack, depuis le temps que je voulais les voir !
Ça commence avec « Homeo-apathy » où Stza arrive au milieu de la chanson avec cette fameuse putain de voix ! ça enchaîne direct avec « Life is Pain, Atheist Anthem, Gang Control » etc… bref, que des tubes de toute façon ! C’est blindé, on ne sent plus la clim' mais la transpi, pratiquement tous les titres sont repris par tout le monde. La folie ! Niveau prestation, ce n’est pas parfaitement carré, quelques loupés au niveau des grattes même, mais le tout reste largement très acceptable, Stza paraît même clean ! ;)
On a le droit à un bon mélange de leur discographie alternant bien entre titres punk-rock rageurs et titres plus crack-rock… et plusieurs rappels pour arriver à presque une heure de set dans une grosse ambiance ! Sans regret d’avoir fait tout ce périple !
Je suis Cristian dans cette espèce d’auberge de jeunesse tenue par des indiens. Le gazier dit que c’est chaud, mais m’accepte finalement après discussion (ouf !…), 20£ la nuit à Londres avec juste une autre personne dans ma chambre, ça va… On se boit une dernière pinte dans le quartier. Au matin je reprends le métro puis le train direction Birmingham, plutôt fier de moi, surtout pour quelqu’un de pas forcément très bilingue et parti les mains dans les poches.
J’adore quand un plan se déroule sans accroc !
lundi 15 août 2011
Broadrick - E.P
Autoproduction
Ça y est, j’ai mon premier vinyle et je tiens à dire que l’objet, avec un CD-R à l’intérieur, est de toute beauté!
Après un belle intro assez stoner, « Perte & fracas » nous engouffre dans le screamo/post-HxC de ces quatre auvergnats venus tout droit du bassin minier. Aussi sombre que leur ville, aussi lourde que leurs blagues, leur musique se veut aussi forte, efficace et puissante qu’Amanda Woodward, Daïtro…
Pas besoin de blabla ou chis-chis supplémentaires. Avec 4 titres seulement, j'attends la suite avec impatience tout de même !
A écouter, à aller voir ou à faire jouer donc, pour tous ceux qui sont tout comme moi, encore amoureux de cette Belle Epoque.
www.myspace.com/broadrickbeer
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