mercredi 30 mars 2011

Freygolo - We All Have A Voice

www.myspace.com/freygolo

Pfiou… !! Depuis le temps qu’on l’attendait, voici enfin le nouvel album des niçois !
Dès les premières secondes, on se rend compte qu’on est dans la lignée de « Stereo Fighters » et ce côté plus « poppy » et « lisse » emprunté par les 6 compères. On reste donc dans un punk-rock aux diverses influences : plans mélo, parties rapides en roulette, parties plus lentes, rock’n’roll, voix bien claire, ou parfois plus gueulée… En somme, un bon mélange à la Freygolo.

Les cuivres ne sont pas plus présents que sur leur précédente galette, ni moins (quoi que…), mais toujours aussi efficaces par leurs interventions, surtout sur "The girl that i want" et "Friday night", deux excellents morceaux ska/reggae dont le premier nous replongerais presque plusieurs décennies en arrière, et le second nous rappellerais un petit air de "All is said and done" (album "Time To Drop The Gun"), bravo !
Comme nouveauté, on peut noter l’apparition d’un clavier à la fin du premier titre « Sitting on a time bomb » qui rappelle Can’t Beer This Party (side project de Rémi). A part cela, pas grand chose à se mettre sous la dent au niveau des nouveautés ou surprises, dommage…
Du côté de la production, Freygolo nous a habitué à du lourd. Pas de changement, le tout reste bien soigné et ficelé.

Comme souvent, ce nouvel album décevra les fans de la première heure (et de ce son « brut » aux influences NOFXienne), ravira les fans arrivés récemment, puis il y aura toujours ceux le cul entre deux chaises.
J’avais un peu abandonné ce genre de musique ces derniers temps, mais avec le paquet de tubes (et c’est cas de le dire !) présents sur cet album, je le conseille à tout le monde. Un excellent album pour ce groupe OVNI de la scène française, voir Européenne...
Une tournée au Japon avait été effectuée pour la sortie de « Stereo Fighters » en 2007, une aux states en 2009, une en Russie a été faite dernièrement pour « We All Have A Voice ». D’après les dernières statistiques de l’ Insee, le prochain album devrait sortir en 2016 avec une tournée en Australie … !


vendredi 11 mars 2011

Alea Jacta Est – Glorias Victis





Useless Pride Records
www.myspace.com/aleajactaest
www.uselesspride.com

Les 5 toulousains nous avaient déjà habitué à leur ambiance de gladiateur avec leurs démos, ils remettent le couvert sur ce premier album avec une intro (« Morituri te salutant ») très classe et toujours aussi efficace.

On rentre dans le vif de la tranchée avec « No sooner born than dead » ; on s’aperçoit immédiatement que depuis leurs précédentes sorties, du sang est passé sous les ponts et que le groupe à autant évolué que la production a était soignée. Au court des 10 titres proposés, nous avons le droit à un hardcore/metal violent, direct et sans rémission. Quelques citations bien trouvées et humoristiques viennent entre-couper plusieurs morceaux tout de même… Le titre de « pour les fans de Terror et Chuck Norris » leur convient plutôt bien je trouve…
Leurs potes Guigui & John de Through My Eyes viennent participer sur « Behind your smile » et Gerardo de Nueva Etica sur “Volveremos”, le seul titre en espagnol.
L’artwork est bien fait, le Bringer Studio (8 Control, Fire At Will, Through My Eyes…) à délivré un gros son, les titres sont vraiment excellents, un bel objet bien réussi proposé sous le format digipack par leurs propres moyens (Useless Pride Records).

Un des meilleur album du genre en France depuis pas mal de temps qui prend encore une autre dimensions sur scène. Avec « Glorias Victis », le groupe a déjà conquis les troupes de l’hexagone et ne devrait pas avoir de mal à conquérir celles de l’Europe (même si cela à déjà commencé…), voir plus…. espérons le… « alea jacta est ».

mardi 15 février 2011

Primal Age – The Gearwheels Of Time



Deadlight Entertainnment www.myspace.com/primalage

Depuis quelques années, les rouannais sillonnent les routes à nouveau suite à leur re-formation et afin de promouvoir cette dernière réalisation sortie en avril 2010 sur Deadlight Entertainment (Danforth, split d’ Alea Jacta Est…).

Dès les premières secondes, on sent que la production a était soignée. Le son est bon et ça tabasse sévère ! Au court des 13 titres on a le droit à du lourd, beaucoup de rapidité, pas mal de technique ; ça me fait penser un peu à The Arrs, Right 4 Life et toute cette veine…. Il manque peut-être un peu d’originalité, mais ce n’est pas forcément ce qu’on recherche là. Quelques interludes et longues intro viennent entre-couper l’enchaînement de quelques morceaux. On aime ou on aime pas mais cela permet de faire de petites « poses » dans le rythme soutenu de cet album et cela n’est pas plus mal comme ça pour ceux qui ne se font plus jeune !

Si ils passent près de chez toi n’hésites pas à aller les voir car leur set est aussi bien efficace, surtout le jeux du batteur, une vraie machine de guerre le gars ! Tu devras peut-être patienter un peu puisque qu’à l’heure où j’écris ces lignes, Primage Age, après avoir effectué un paquet de dates en Europe s’apprête à partir pour une tournée au Mexique…

Un très bon album pour un très bon groupe français qui défend bien les couleurs de l’hexagone et arrive bien à s’exporter !

mercredi 1 décembre 2010

Kvelertak – Kvelertak


Indie Recording - http://kvelertak.indierec.net

Kvelertak est un groupe norvégien unique en son genre qui n’a pas peur de mélanger les influences, et tant mieux !
Ce nouvel album de Kvelertak c’est un peu comme un combat de boxe entre Kylesa (pour le côté black-metal) et Turbonegro (pour le coté punk’n’roll) avec John Baizley (Baroness) en coach pour l’artwork, le tout arbitré par Kurt Ballou (Converge) à la production.

Les couplets sont percutants, les refrains accrocheurs et les upercuts omniprésents. Les cris sont vraiment gras, bien rocailleux et bagarreurs. Les riffs sont aussi bien costauds que catchy. Peu de trêves pour se reposer, le combat fait rage, les norvégiens ont cherché à placer des coups durs et c’est réussi. A par quelques petites fautes techniques, rien de bien important est à revoir dans leur conduite du jeu.

Punk-rock, black-metal, rock’n’roll, hardcore, stoner, crust…Impossible de mettre une étiquette à leurs gants. Vu comme leur son arrache les oreilles (un peu à la manière Mike Tyson), c’est une chose dont on a pas besoin de toute façon. A la fin des 50min de combat on se retrouve à terre, à la limite de l’agonie. Vraiment hâte de les voir sur le ring ! En attendant, si ce n’est pas déjà fait, va te procurer ce skeud et prend ta claque !

mercredi 17 novembre 2010

Another Breath + Nine Eleven


- 13 juillet 2010
- Le Café Charbon (Nevers 58)
- Merci à Alicia pour les photos.



Ca était un peu laborieux pour s’organiser avec les taffs de chacun mais on arrive finalement à monter à une voiture entière direction Nevers. Après les 2/3H de route « habituelles », nous arrivons un peu avant le début de Nine Eleven, nickelle. A vrai dire je les ai vu un paquet de fois, un peu partout (Dijon, Clermont, Lyon…) dont pas plus tard qu’un mois à Bordeaux, donc louper un bout de leur set n’aurait pas était un drame non plus...
Le concert n’a pas lieux dans la salle au sous-sol mais au dessus dans la pièce avec la « petite » scène. Finalement on a le droit à une nouveauté : le chanteur initial (Simon) qui était parti reprend du service pour remplacer Romain qui a décidé d’arrêter l’aventure. Musicalement pas de surprise : leur HxC prend toujours autant les tripes, c’est toujours aussi dynamique, carrés… Par contre je préférais avec le chanteur précédent. Il s’agit d’un de leur premier concert avec le retour de Simon, cela explique peut-être ceci, n’empêche que leurs précédentes prestations m’avaient plus emballées, même si celle-ci était très bonne aussi !

Another Breath prend place. Depuis que j’ai appris leur passage dans la capitale du HxC, je me passe un peu plus souvent leurs excellents albums (enregistrés avec Kurt Ballou de Converge)… Dans une bonne ambiance, les américains se donnent à fond. Ça joue sévère, le plus impressionnant reste la voix et la présence du chanteur, un charisme assez rare ! Chose assez rare aussi, un slam du batteur en pleine intro, sympa (toujours aussi gros ces américains par contre ;-)





Avec Another Breath on a le droit un bon mélange des genres : ils passent du punk/HxC explosif au gros rock/screamo bien lourd et émotif en passant par le groovy punk’n’roll aussi aisément que Philippe Risoli faisait tourner son micro ! Ils achèvent leur set avec le puissant « God Complex » puis un autre titre en bonus largement demandé.
Tout ça réuni en fait un de mes meilleur concert vu récemment. Un groupe à ne pas sous estimé, loin delà !


On se rentre tranquillement pour un after à la cool…


mercredi 3 novembre 2010

Une semaine en Allemagne (Terror, Cancer Bats, The Dillinger, August Burns Red, Oktoberfest...)

Les « vacances » ont été bonne, pas autant qu’elles auraient puent l'être peut être mais ça y est, l’été est fini, c’est la reprise pour beaucoup de monde… Pas forcément évidente, j’ai un peu de mal avec cette idée alors quand l’occasion se présente d’aller quelques jours à Munich pour la plus grande fête du monde tout en voyant de bons shows, je n’hésite pas bien longtemps. Ces quelques jours de vacances supplémentaires ne me feront pas de mal en plus !


Jeudi 31/09/10, 18H15 :

Je fini mon sac en speed et je file à Lyon. Après être passé au Warm Audio où ça répète dur récupérer un truc, j’arrive à trouver une place dans le quartier de la Croix Rousse (sans prendre de PV ce coup-ci…) pour me rendre chez Kam, Jeff et Nico (jouant dans 8.6 Remains) qui ont bien voulu m’héberger pour la nuit. Après une soirée à la cool avec jeux, histoires de concerts (dont celui que je leur ai proposé la semaine dernière et qu’ils risquent de re-raconter… ;), c’est quand même vers 3H que la position horizontale arrive…


Vendredi 01/10/10, 06H00 :

Après 3 petites heures de sommeil, c’est à 6H que je pars rechercher ma caisse que je laisse chez Alain (un particulier trouver via ce que j’appelle The Good Corner (leboncoin.fr pour ceux qui n’auraient pas compris ;-) qui propose ses services (parking et dépose à l’arrêt minute de l’aéroport pour moitié prix).
Une fois les nombreux contrôles passés puis installé, un peu excité, je vais décoller (en avion) pour la première fois ! Arrivé au dessus des nuages, il y a un grand soleil et on dirait que quelqu’un a étalé du coton ou de la chantilly sur les Alpes… c’est chouette !
« De retour » les pieds sur terre à Munich, je vais en métro et à pied chez Daniela qui m’hébergera ces jours-ci mais là elle bosse, c’est donc ses collocs Natasha et Isabella qui m’ouvrent. Une fois Daniela arrivée, on mange un bout, boit un coup, prend une bouteille pour la route et on file au Kafé Marat histoire de dire bonjour à des potes de Clermont (Radio Maquis) qui finissent leur tournée ce soir… Ici ça n’a pas bien changé (j’avais interviewé P.O Box dans cette même pièce remplie de prospectus anti-fa etc…). On essaye de pas trop traîner car je me doute que LE show ne doit pas commencer tard ; on arrive vers 20H au Backstage. Il y a 2 ans j’avais vu Anti-Flag ici : le joli parc d’à côté n’existe plus et a laissé place à un gros chantier mais le « Werck » lui n’a pas changé : une énorme salle avec une grande fosse et des « escaliers » tout autour (comme à La Maroquinerie), l’idéal je trouve, tout ça avec un bon son, la classe !
Le temps de papoter vite fait, on galère un peu pour rentrer et c’est parti pour le Hell On Earth Tour ! 3 groupes sont déjà passés, dont Down To Nothing, fais chier ! Il en reste quand même encore 4. N’ayant pas de souvenirs précis des trois premiers je reviens que brièvement dessus :
C’est donc The Acacia Strain qui chauffe mes oreilles, et ça pour les chauffer ils vont les chauffer avec leur métal, limite death-metal/death-core… Musicalement c’est bon mais la voix est trop dégelasse pour moi. Après le ravitaillement, c’est All Shall Perish qui enchaîne un peu dans le même genre. Les instrus sont plus à mont goût et la voix est moins dégeu, mais ce n’est pas encore le concert de l’année pour moi.
Dans un registre plus habituel à ce que j’écoute, arrive Every Time I Die : ça me fait penser un peu à The Dillinger Escape Plan ou Cancer Bats pour le côté hardcore/métal et The Bronx pour le côté rock’n’roll. Les 5 gaziers de Buffalo délivrent une excellente prestation qui m’emballera bien plus que les deux précédentes. Bonne découverte !
Arrive le groupe que j’attends impatiemment comme beaucoup de monde : Terror. Ça attaque direct avec « Your Enemies Are Mine », le premier titre de leur nouvel excellent album « Keepers Of The Faith » puis « Overcome », ça ne chôme pas ! On a le droit à un bon mélange avec les meilleurs morceaux des différents albums donc (« Suffer, to Return Harder », « Voice of the Damned », « Always the hard Way »… ).
Du nouveau skeud, on a le droit entre autre à « Keepers of the Faith » naturellement, le plus léger « You’re Caught » ou le sur-puissant « Stick Tight ».
Je les avais déjà vus quelques mois auparavant : pas de grand changement sur scène : grosse présence, gros son, Scott utilise toujours aussi souvent ses fameux « let’s go », « come on – come one », « move-up – move-up » et se fait toujours épauler par le bassiste et un des gratteux pour la ligne chant tout de même.




Si il y avait un truc que j’avais un peu oublié c’est la rage qui ressort de leur musique mais dans la fosse on me le rappel rapidement…





Quelques mois après leur concert à Mulhouse, je me prend encore une grosse claque là. Il n’y a pas à chier, Terror fait vraiment parti des plus grand groupes de HxC actuel !



En fin de soirée, la bande de Gelnhausen (Dennis, Mirko…) dont certains ont déjà organisé des concerts pour mon orchestre nous rejoignent pour boire des coups, j’en ai assez bu pour aujourd’hui (surtout avec 3H de sommeil, 1 vol d’avion, un apéro et un concert bien arrosé), direction le lit pour moi !


Samedi 02/10/10:


Le levé est (très) difficile… je ne sais pas si c’est la bouffe ou les mélanges d’hier mais au matin je suis loin d’être au mieux. On profite de l’après midi pour faire un tour dans Munich. On passe par un joli parc, de sympathiques quartiers, on mange un bout... En fin d’aprem, on prend l’apéro et des munitions pour aller à un autre événement : la 200ème édition de la fête de la bière, qui est la plus grande fête populaire du monde ! Plus les stations de métro défilent, plus on croise de joyeux lurons, dont beaucoup avec le costume bavarois traditionnel ! Arrivé sur place, il s’agit d’une sorte d’énorme fête foraine, avec toutes sortes de manèges, stands etc. Au milieux de tout ça, il y a une dizaine de « tantes » (bon ils appellent ça des tantes, mais ça ressemble plus à des salles des fêtes voir des hall d’expo !) équipées de tables et d’une scène où un orchestre bavarois fait l’animation. On arrive difficilement à rejoindre Dennis et toute la clique (dur de se faire un chemin dans les allées vu le monde impressionnant !) mais on y parvient finalement. Devant une tante, on attend un peu puis une serveuse s’occupe de nous : elle essaye de nous trouver un bout de table et ça ne sera pas du luxe vu la chope de 1L qu’elle me tend ! On se perd un peu au milieu. Pour réussir à traverser la salle, il faut bien compter 10min ! Ce n’est pas pour rien si les « ramasseurs de chopes », les vigils, certains serveurs ou serveuses (mais comment elles font pour porter 10 chopes pleines en même temps !!?!!) utilisent un sifflet pour se faire un chemin.




En rentrant, je prend un un sandwich avec une saucisse tellement longue qu’elle dépasse de la demi-baguette (!) et je sauve la vie à un français en expliquant ce qu’il faut dire pour avoir ce fameux « sandwich ». On rentre par le métro (ça fait la queue dès la fin de l’escalator !), je sert même un peu de guide vu l’état de Dennis afin de re-gagner l’appartement pour un repos bien mérité, surtout pour Paul, qui en est à sa 8eme chope :







Dimanche 03/10/10:


Daniela est à Munich pour un stage mais ne s’y plait pas bien et me propose d’aller avec son ami Eni 1 jour ou 2 visiter Francfort qu’elle aime tant. Cette idée me plait (surtout qu’en regardant les dates de concerts je m’aperçois que la tournée de The Dellinger/Cancer Bats fait une escale à Francofort demain). Banco, c’est parti. On prend la route sous un agréable soleil, passe devant l’imposant stade du Bayern ; à une aire de repos, je trouve un peu bizarre qu’ils ont mis un tourniquet payant pour aller aux toilettes alors que dans le métro il n’y en a même pas ! (enfin, tant mieux pour mon porte-feuille…). A la sortie de celle-ci, on se trompe de direction et on passe donc par de jolis petits villages pour reprendre la bonne autoroute ; toutes les fermes sont nickelles et équipées de panneaux solaires, ça change des fermes bourbonnaises !
Après 4/5H de route et un plein (il faut dire qu’à rouler entre 150 et 170km/h, la Punto suce pas mal !), on arrive à Frankfurt. Si à Munich il y a beaucoup de musées et de bâtiments au style gothique, ici c’est plus les banques et les [petits] grattes ciels qui règnent. On arrive le soir donc avec les lumières c’est bien sympa. Il y a une petite fête qui se termine, le centre ville est joli, on passe par le fameux quartier rouge et on va chez Eni à Gelnhausen dormir.




Lundi 04/10/10:

Après une grasse mat’ et un tour dans la ville, je m’organise pour aller au concert tout seul vu que Daniela reste avec Dennis pour la soirée (ils adorent le punk-rock, le psycho… mais le HxC ce n’est pas trop trop leur truc). Je pars assez tôt et après 30min de train et un peu de métro, me voici arrivé au Batschkapp : une bonne salle encore ! C’est The Ocean qui commence : j’étais passé vite fait sur leur page et je m’attendais pas à grand chose, mais dès les premières secondes de leur set, je laisse mon poste de simple spectateur du fond qui boit sa pinte pour m’approcher et hocher la tête. Le premier titre est plutôt dans un registre HxC/métal avec une grosse voix. Le bassiste avec son excellente coupe afro gueule bien pour les chœurs aussi, mais le 2ème titre confirme mes craintes : le chanteur part dans les aiguës avec une voix mielleuse parfois. Des parties post metal/HxC lentes pseudo recherchées viennent faire leurs apparitions, un petit problème de batterie vient couper leur set également… Heureusement que de bons passages remontent la barre. Leur set se termine après 5/6 chansons (il faut dire que certaines durent longtemps : 5 minutes ou plus !) et ils quittent la scène les uns après les autres pour finir sur un sampler avec une mélodie au sax sur des bruits d’océan, je n’est jamais était fan de ce genre de fin ! Bref, pour résumé, The Ocean il y a du bon mais il y a aussi des trucs à jeter…
C’est au tour des 4 bûcherons canadiens. Bon d’accord j’adore jouer avec les clichés, mais entre leurs dégaines et leur musique qui casse du bois, on peu « traiter » Cancer Bats de bûcherons ! Pour ceux qui ne les connaissent pas, ils font un mélange de hardcore, de punk et de métal avec une pointe de stoner. J’adore vraiment ce groupe et je suis conquis d’avance. Sur scène, ils ne me déçoivent pas. Dès les premières secondes ils donnent tout ceux qu’ils peuvent. J’aime bien le son de la basse (avec distro) tout comme l’imposant guitariste qui assure toutes sortes de parties gratte. Je ne reconnais pas tous les titres (putain mais je suis trop con, je n’est même pas leur dernier album ! ). Leur prestation reste explosive et quand retentisses « Luciferaes rocking chair », « Sorceress » et autres tubes, ça fait mouche ! A noter aussi bien sure l’excellente reprise « Sabotage » des Beastie Boys ! Après un set d’enfer, Cancer Bats quitte la scène et le chanteur, bien sympathique, n’hésite pas à venir directe dans le public après « Hail Destroyer » :

Vidéo Cancer Bats – Hail Destroyer :


C’est au tour de The Dellinger Escape Plan. Je les connaissais de nom bien sûre, j’avais écouté quelques titres vite fait de temps en temps, mais j’avoue ne pas connaître le groupe plus que ça, ayant toujours trouvé leur musique un peu trop « barrée » pour moi....
Trois ou quatre personnes préparent la scène, avec un jeux de lumières personnalisés. Ils se font un peu attendre, cela laisse le temps de descendre sa pinte et de se faire un chemin dans la salle qui est désormais pleine (et elle était déjà pas mal remplie dès le début).
Là aussi ça attaque fort ! Leur musique, un genre de post-HxC/metal avec toutes sortes d’influences (du grind-core au free-jazz !) est toute aussi surprenante que leur jeux de lumières : principalement composé de lumières blanches et de flashs, cela donne un réel univers au show, même si j’ai bien cru que j’allais devenir épileptique par moment !
Malgré que je ne connaisse pas les titres, j’accroche bien à leur set grâce notamment à une présence sur scène et une énergie indéniable de la part de tous les musiciens : leurs instruments sont sans fils et ils n’hésites pas à s’en servir en occupant toute la scène, les amplis, les retours…
Parfois c’est vraiment le « chaos », je me demande même comment ils arrivent à composer et à ne pas se perdre dans leurs structures ! Mais il y a aussi des titres moins complexes comme l’excellent « Milk Lizard » :

Vidéo Dellinger Escape Plan – Milk Lizard:


Une excellente soirée, avec découvertes et confirmations ! Je ne traîne pas après le concert pour essayer de choper le premier train et à bouffer. J’ai failli le louper mais j’ai eu mes frites et j’arrive juste à temps pour monter dedans! A la gare de Gelnhausen, je me serais bien arrêté au Lorbass où on avait joué mais ils sont en train de fermer boutique…Ce n’est pas bien grave, il est déjà assez tard et la bière a encore assez couler pour ce soir, ça sera une bonne nuit avec un film d’anthologie et un peu de circonstance : « le marginal ».


Mardi 05/10/10:

Ce matin, Eni est parti bosser. Daniela a trouvé (très facilement) via un site de co-voiturage quelqu’un pour nous ramener à Munich. On a rendez-vous vers 12H au centre de Francfort, pas bien loin de la gare où tout le monde est habillé en costard ! C’est donc un gars sympathique (Benjamin) qui nous ramène avec son van médical à Munich devant la porte de l’immeuble (pour 10€ seulement chacun !!). Après ces nouvelles 4/5H de route, on se pose un peu. En voulant consulter les horaires du concert de ce soir, le site du Backstage dit que c’est « ausverkauft », que c’est complet quoi ! (tiens, un 5ème mot à mon vocabulaire allemand…)
Je ne me démonte pas et décide d’aller sur place voir ce qu’il en vraiment…Daniela, assez crevée par la route préfère rester à l’appart préparer ses affaires : son stage la saoule vraiment et ne va pas tarder à rentrer chez elle vers Francfort.
Sans ticket et le concert étant en « sold out », je ne pars pas en retard. Devant le Backstage, des jeunes s’empressent de demander des places, il y a des affiches «ausverkauft » partout, je demande à la fille du vestiaire qui me dit que sans ticket c’est mort, ça s’annonce bien… Mais bon, c’est mal connaître mon obstinance.
C’est fou comme les allemands sont à l’heure. 1H avant ça fait la queue pour rentrer (je devrais peut-être en prendre de la graine, tu comprendras mieux pourquoi je dis ça plus tard…). Je double donc toute la file qui attend et demande à la « guichetière » une place. Bien sûre il n’y en a plus à vendre mais j’arrive à être convaincant et elle accepte de me faire rentrer en louzdé pour 25€. Bon, ça fait chère pour 1 groupe que je tiens à voir, mais je vais pas faire demi tour maintenant. Le vigil me laisse passer et me voici dedans, bien happy ! Il ne s’agit pas du « Wreck » du Backstage mais du « Hall » ; plus petit, mais tout aussi bien faite. Ça faisait très longtemps que je m’étais retrouvé à un concert ne connaissant pas une personne, mais vraiment pas une, et ne comprenant rien de ce que les gens autour de moi racontaient, ha ha ! Après plusieurs pintes, euh, minutes d’attentes, c’est Of Mice & Men qui commence la soirée. O.M.A.M est un groupe de metal/emo/hardcore comme les d’jeunes doivent en raffoler (l’ex. chanteur officiait dans Attack ! Attack ! avant d’ailleurs, dur !). Ça commence pas mal, bien dynamique et bien violent dès le début. Le soucis survient quand le guitariste chante sur ces plans musicaux au rabais avec une de ces voix que je déteste. J’aurais eu une paire de ciseaux, je n’aurais pas hésité longtemps à couper son câble ! A par cela, le chanteur lead à une bonne voix bien puissante lui, il y a quelques bonnes mosh-parts, rien de bien original, mais ça permet de se mettre dans l’ambiance « tranquillement » grâce à quelques bons titres, comme avec celui-ci :

Of Mice and Men - They Don't Call It the South for Nothing:




C’est ensuite à Blessthefall de jouer. J’étais passé sur leur page et juste à la vue de leur photo je savais que ça allait être nul. Mes préjugés se sont confirmés. Leur rock/emo/metal pour minettes est horrible. C’est plat, c’est niais, ça donne l’impression de tout donner sur scène mais ça n’a rien dans le sac, si j’avais eu une bonne paire de ciseaux, c’est le câble d’alimentation là que je n’aurais pas hésité à couper ! Le summum survient lorsque la lumière s’éteint pendant 2 secondes en plein morceaux et que lorsqu’elle se ré-allume, ils sont tous couchés par terre de façon à qu’on ne les voient plus, attention le jeux de scène ! Il me reste plus qu’à demander une autre pinte à la sublime bar-girl et la déguster tranquillement au fond en rigolant avec les autres sur le groupe (les passages crabcore sont encore plus drôles je t’assures !) et les slams loupés…

Enfin, c’est au tour d’ August Burns Red ! L’avantage là c’est que je connais tous les titres « par cœur » et qu’il y ait peu de chance que je sois déçu. J’ai découvert ce groupe il y a quelques mois désormais et je ne me lasse pas de me passer leur discographie entière fréquemment. Dans leur metalcore, ce n’est pas leurs paroles qui m’emballent le plus (assez influencées par la religion, ce n’est pas ce que je préfère, mais ils ne font et ne sont ni là pour faire la messe justement …), mais la partie instrumentale : des mélodies recherchées, un batteur du feu de dieux, un chanteur avec une bonne grosse voix (et qui ne prend pas une voix pourries comme ces groupes à la con), des mosh-parts plus qu’efficaces etc.
Après une intro sur fond d’électro (pas trop à mon goût celle-là), c’est sur « Composure » que leur set débute. Dans le public ça s’excite enfin (voir un peu trop même !). On a le droit à tous les meilleurs titres des deux derniers albums comme « An American Dream », « Indonesia », « Truth Of A Liar »… Sur scène ça bouge bien, les parties grattes sont folles, le batteur se fait plaisir avec la double et la chinese, bref, un ensemble bien puissant, comme dans la fosse, avec quelques circles-pits, mosh-parts etc.
« Marianas Trench » permet de se poser un peu (un des rares titre avec une partie un peu calme…). Après un faut dernier titre, c’est finalement sur « Backburner » qu’ A.B.R finissent naturellement leur set. En rappel, Matt Greiner (le batteur) vient faire un « petit » solo. Il faut dire que le gars y envoie sévère (des vidéos de prises studio sont disponibles sur internet, à voir !). Puis c’est avec « White Washed » qu’ August Burns Red achèvent tout le monde, avec notamment un dernier « let’s go » pour cette ultime mosh-part bien lourde !


August Burns Red : An american Dream :





Excellente prestation qui ne m’a pas déçue, bien au contraire et qui méritée cette persévérance !
Demain c’est le retour, ça sent la fin, c’est un peu triste tout ça…la pluie qui se met à tomber colle bien avec tout ça…




Mercredi 06/09/10:

Aujourd’hui c’est le retour, même si je n’est pas bien envi de rentrer… Au matin je retarde mon réveil, je traine un peu des pieds, je dis au revoir à Daniela, les différents transports ne sont pas bien concordés, du coup j’attend un peu à quelques stations, je trouve le trajet en métro assez long quand je m’aperçois en regardant une horloge qu’il est assez tard et que je risque de ne pas être à l’heure à l’aéroport pour l’enregistrement de mon billet (même si contrairement à l’aller je n’est pas reçu d’e-mail m’informant des horaires à respecter…). Mes craintes se confirment au guichet : le vol est fermé… Celui d’après est plein aussi et la seule solution est de rentrer à Lyon en passant par Paris le lendemain, en alignant la monnaie bien sûre… grrrrr !
Un peu énervé contre moi, ma stupidité et mon habituel talent à respecter les horaires, je retourne chez Daniela le plus rapidement possible pour qu’elle me laisse ses clefs pour la nuit avant de partir pour l’Italie quelques jours (elle ne retourne même pas à son stage et décide de prendre la poudre d’es tempête avant de retourner à Francfort…).
Je me pose un peu et regarde ce que je vais pouvoir faire de ma soirée bonus : il y a un afterwork au siège de BMW, une projection de vidéos de skate etc… bof…et un concert au Backstage encore (!!), du psycho-punk/rock, je prendrais cette option là. En fin d’aprèm j’en profite pour visiter tout le centre de Munich qui est vraiment beau.









Après une envie de pinte/ pizza dans un petit troquet, j’arrive au Backstage : le concert va se dérouler dans une 3ème salle (le Club) plus petite que les deux précédentes, c’est fou comme le lieux est excellent ! 3 salles bien équipées, de tailles différentes pour s’adapter à tout !
C’est The Bad Days qui joue en premier. Ils viennent du pays, atteignent la trentaine sauf le guitariste très jeune qui ne doit pas être à la base du groupe je pense (vu son age et son look émo…). Ils balancent un punk’n’roll pas folichon, mais bien sympathique tout de même. Ça manque un peu d’assurance mais c’est assez carré tout de même.
Ensuite c’est au tour de Psychopunch. Eux sont suédois et ont l’air un peu connu en Allemagne vu leur nombre de dates dans ce pays et de personnes portant leur t-shirt. Tout de suite je suis bien emballé par la voix du guitariste/chanteur, bien rock-eilleuse, avec un bon petit grain. Leurs morceaux sont bien sympas, énergiques, assez simples et efficaces. A un moment je reconnais un morceau : « S.O.S » de Mad Caddies. Ce n’est pas possible qu’ils reprennent Mad Caddies ! J’apprends alors qu’il s’agit d’une reprise d’ A.B.B.A à la base en fait, quel inculte ! Il faut dire qu’ABBA n’a jamais figuré de mes playlists…
Même si il y a quelques morceaux un peu moins bien, j’aime bien l’ambiance qu’il règne ici. C’est pas très grand et plutôt convivial, le groupe échange bien avec le public, ça se moque gentiment des allemands etc.
Après un bon set et 2/3 titres en rappel, je continue de boire des pintes avec de sympathiques personnes dont Maxi et sa bande. Le groupe nous rejoins, ça discute pas mal puis je me rentre, bien content de cette soirée bonus.





Jeudi 07/10/10 :

Au matin, je ne traine pas ce coup-ci et j’arrive à prendre l’avion qui m’amène jusqu’à Paris. Après avoir survolé la capitale et traverser tout l’aéroport à pied en vitesse, je remonte dans un autre avion direction Lyon. C’est marrant au début mais ça en devient limite saoulant… Il y a pas mal de vent, l’aile donne l’impression de bouger un peu, j’espère que les agents de maintenance ne sont pas comme dans ma boite et n’oublient pas de remettre les boulons ! ;)
Arrivé à Lyon, Alain me ramène à ma caisse et je finis de me rentrer.



Jeudi 07/10/10 – 18H15 :


Une semaine pile-poile plus tard, me voici de retour chez moi…la boucle est bouclée… ou presque…

vendredi 29 octobre 2010

Mad Caddies à Beauvais (16/10/10)

Un grand merci à Olivier qui a réalisé ce live report et ces photos pour Another Day!

- Samedi 16 octobre 2010
- L'Ouvre Boite (Beauvais)
- Mad Caddies + Padd’Panik + The Apers

Après des concerts en Espagne et au Portugal, la tournée européenne 2010 des Mad Caddies intitulée "European Fall Tour 2010" s’installe en France pour une semaine, avec pas moins de ....7 dates! Le concert du jeudi soir en Normandie sera annulé, et c’est donc Grenoble, Annecy, Strasbourg, Savigny-le-Temple, Beauvais et enfin Nantes qui seront finalement « visitées ».
Pour des raisons pratiques, c’est la date de Beauvais que j’ai choisie pour vivre cette tournée de l’intérieur. Arrivé sur place, je repère la salle, l’Ouvre-Boîte, qui se situe dans le quartier populaire Argentine, en plein cœur de Beauvais, au sein d’un complexe culturel, comprenant un cinéma, un espace multimédia, et une salle de concert de 600 places environ, le tout géré par la très dynamique association A.S.C.A. Un petit tour en ville me permet de croiser les Mad Caddies en pleine découverte de cette charmante cité, d’échanger quelques mots , et de leur donner rendez-vous pour une interview le soir-même en coulisses.
L’entrée dans la salle me permet de découvrir un endroit très sympa, avec une scène « humaine », à hauteur raisonnable, collée au public. Ici, on joue VRAI, on ne peut pas se cacher.
J’ai accès immédiatement aux loges, afin de présenter le zine Another Day et donc, la raison pour laquelle je suis ici. Les Caddies restent très sympa, ont le contact facile et la descente rapide. L’ambiance est détendue, et c’est Sascha le guitariste qui se prêtera au petit jeu de l’interview, avec une disponibilité absolue (voir par ailleurs ).
Deux groupes sont programmés avant les Caddies : Padd’Panik (groupe punk-rock de Compiègne) et The Apers (de jeunes Hollandais fougueux, adeptes du punk-rock également). Malheureusement, je n’ai assisté à aucune des 2 prestations.

Les Mad Caddies arrivent sur scène vers 23 h , et vont livrer une partition plus qu’honorable, car c’est pas moins de 21 chansons de leur répertoire qui vont constituer plus de 1h30 de show. Tous les albums sont visités, et c’est donc 15 ans de vie qui sont passées en revue sur la scène picarde, devant un public d’environ 200 personnes, de tous âges, très motivés et pleins d’énergie.
Le line-up est quelque peu différent depuis leur dernière tournée en France, car c’est maintenant Todd, batteur à la création du groupe, qui est à nouveau derrière les fûts. Graham se charge de la basse, tandis que Dustin, qui accompagne les Mad Caddies uniquement lors des tournées, s’occupe des claviers. C’est donc une troupe de 7 personnes que l’on retrouve sur scène, car le noyau Chuck (chant-guitare)-Sascha(guitare)-Ed(trombone)-Keith(trompette) est toujours fidèle au poste, et ce depuis de nombreuses années. L’énergie est bien là, le courant passe parfaitement avec un public très réceptif, acquis à la cause bien sûr et conquis par le jeu de scène de Chuck et de ses acolytes. Rien n’est laissé au hasard, et le show, tout en restant cool et dynamique, laisse une copie parfaite, très pro : à l’américaine, quoi !






Chuck cèdera même à la demande d’un fan survolté et connaisseur du 1er rang, puisqu’il rajoutera un Preppie Girl non prévu initialement sur la set-list. Nous aurons droit à un morceau instrumental inédit (dont le titre est incomplet sur la set-list). Le morceau le plus récent qui sera joué est Why Must I Wait ? qui sera d’ailleurs annoncé par Chuck avec le titre de l’autre inédit du récent Best-Of, à savoir Save Us, qui lui ne sera pas joué. Pas de mauvaise surprise durant ce concert, tout sera nickel, pour la plus grande joie du public, des Caddies et de l’organisation.





Le groupe gardera une très bonne impression de cette soirée, tout comme des autres dates françaises, malgré leur programmation en pleine semaine. C’est une longue route vers Nantes qui attend les Caddies durant la nuit, car c’est près de l’Atlantique qui termine cette folle semaine dans l’Hexagone, avant de rejoindre l’Allemagne et le Bénélux pour le reste de la tournée.

Je tiens à remercier les Mad Caddies pour leur disponibilité, toute l’équipe de l’Ouvre-Boîte (et Fil en particulier) et Xavier de Pbox.