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dimanche 27 juillet 2014

Interview: Kids Insane (Israël)


Propos recueillis en juillet 2014. 
Un grand merci à Nadav d'avoir répondu aux questions et à Ludivine pour la traduction.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter ?
Bien sûr !! Nous sommes les Kids Insane de Tel Aviv, Israël. On a monté le groupe y'a 5 ans, début 2010. La raison qui nous a poussé à le faire, c'était notre envie de créer quelque chose de vraiment neuf, de couillu, et de le présenter à la scène punk hardcore israélienne, et au monde entier ! Les membres du groupe sont Corey (chant), Yoni (batterie), Nadav (basse) et Assaf (guitare). La plupart d'entre nous ont été ou sont encore membres de groupes comme Mondo Cecko, Best, Spit Instinct et Soon in Here.


Quelles sont vos influences et de quoi parle vos textes en général ?
Il y a vraiment beaucoup de groupes qui nous influencent. Je pense qu'on a tous grandit en écoutant les mêmes groupes, la même musique, et on a tous fait partie de la même scène au début. En tant que groupe mais aussi en tant qu'individus, on est tous touchés par la musique qui véhicule un message positif. C'est le cas pour beaucoup de groupes de punk hardcore internationaux.
Nos paroles évoquent très souvent les problèmes délicats qu'on rencontre dans une zone très conflictuelle du monde, dans un état qui ne nous accepte pas vraiment comme nous sommes, et qui n'est pas très honnête envers lui-même et ses citoyens.
Les gens nous jugent sans même nous connaitre, ceux qui refusent de prendre part au débat du conflit israëlo-palestinien sont majoritaires en nombre et le simple fait de croire que la paix est possible est en soit quelque chose de controversé et polémique. Tout ça nous touche beaucoup et nous pousse à écrire des morceaux virulents qui te donne envie de lever le poing en l'air, car nous sommes en colère.



Comment ça se passe pour la scène punk/hardcore en Israel ? Cela ne doit pas être toujours évident ?
Bah, c'est pas si mal, on a toute la motivation nécessaire à l'écriture de morceaux virulents et rapides !
On a envie de clasher tous ces événements avec notre musique et ça vient juste du fait qu'on est des citoyens de ce trou à rats.

Il y a d'autres excellents groupes comme No On Tour ou Barren Hope que j'affectionne particulièrement, pouvez-vous nous en citer d'autres à découvrir ?
Dust ! C'est un nouveau groupe de Tel Aviv. Super groupe et super potes. Mad Choice sont aussi de Tel Aviv, ils font du punk rock assez mélo et rapide. Bo La Bar, un des groupes les plus drôles que j'ai eu la chance de rencontrer.

Vous avez récemment effectué une tournée en Europe qui s'est terminé au Groezrock. Celle-ci s'est bien passée ? Qu'avez vous pensé des pays traversés et des concerts ?
J'aimerais en profiter pour remercier tous les gens qui nous ont accueillis, nous ont aidés pour la tournée, nous ont donnés un endroit où dormir, à manger, et surtout merci aux gens qui nous ont bookés !
Notre concert au Groezrock a comblé tous nos espoirs et même plus. L'ambiance était juste énorme, le line up était dingue et les gens ont vraiment fait honneur à notre groupe. Si t'étais là, t'es le boss.
Cette tournée nous a donné l'occasion de visiter de nouveaux endroits, nous ommes allés en Italie, en Espagne, au Portugal. On est aussi allés en France, en Belgique et aux Pays-Bas. On a rencontré des gens géniaux, vu des endroits magnifiques mais on a surtout participé à de supers événements. C'était génial!





Vous avez annoncé quelques dates cet été avec Bane, Evegreen Terrace, au Fluff... vous repartez pour une tournée ?
C'est ça ! On repart en tournée du 24 Juillet au 10 Août !
On commence à Fluff et on va aussi passer au Ieperfest pour clôturer la tournée.Tous les concerts sont en ligne, tu peux checker les dates sur Facebook.

Comment êtes vous organisé pour ces tournées ? (booking, van, instruments...)
Des tonnes et des tonnes d'emails et de messages Facebook. Toutes les tournées qu'on a organisées sont bookées par nos soins, 100% DIY ! En partant, on a rencontré des gens investis dans la scène européenne. C'est ce genre de rencontres qui t'aide à booker, au fur et à mesure. Notre liste s'allonge doucement avec des noms de bookers et ça rend les choses de plus en plus faciles !
On loue le van et le backline car venir en voiture d'Israël c'est juste pas possible. On a utilisé Fluff Wheels (Rep.Techèque) et Humble Tour Services ( Belgique), les deux sont cool.

D'autres projets de prévus ?
On veut juste continuer à faire du bruit n'importe où et n'importe quand tant qu'on voudra bien de nous.
On bosse sur un split 7" qui sortira au Royaume-Uni à la fin de l'année, et sur un nouveau disque qu'on espère enregistrer tôt l'année prochaine, pour le sortir à l'arrivée de l'été.
On a la force et le courage nécessaires pour continuer à jouer, parce qu'on adore ça. On veut continuer à écrire et composer, pour jouer devant des gens et partager notre amour pour ce style, tant que du sang coule encore dans nos veines !




Comment voyez-vous l'avenir, autant pour le groupe que pour votre pays ?
En ce qui concerne le groupe, on espère toucher autant de gens que possible, dans de nouveaux endroits, afin de diffuser notre message au plus grand nombre.
Être originaires d'Israël et jouer du punk hardcore c'est aussi montrer qu'on peut faire la même chose dans ce pays qu'ailleurs. La taille du pays et le merdier que c'est en ce moment ne comptent pas. Il s'agit plutôt de travailler dur et rencontrer les bonnes personnes pour arriver à être la personne que t'as envie d'être, et pas ce qu'on veut t'imposer.
En ce qui concerne mon pays, j'espère juste qu'il en restera quelque chose à la sortie...Gandhi disait "Oeil pour oeil rendra le monde aveugle."

Que faites vous comme métiers à côté du groupe ?
Assaf et Nadav bossent sur un site internet d'informations, Corey travaille dans une supérette. Yoni travaille dans une entreprise de matériel hi tech.
On espère tous bien sûr faire de notre passion un métier viable.

Un dernier mot à ajouter ?
Sex, drugs, and rock n'roll. Sois une bonne personne et véhicule un message positif.


Site internet: www.kidsinsane.com 


dimanche 27 janvier 2013

Charlotte de Castille - actrice X (interview)

Il nous est tous arrivé de re-croiser d'anciens camarades de classe et de ne pas savoir forcement quoi répondre à la fameuse question "quoi de neuf?". Pour éviter cela, j'ai préparé quelques questions pour mon ancienne camarade qui désormais tourne des films avec Fabien Lafait (dont le mythique "Bienvenue chez les chtites coquines" entre autre...) et autres personnes reconnues du milieu. Merci encore à "Charlotte" d'avoir répondu aux questions et de nous en apprendre un peu plus sur elle et le X : 

(Propos recueillis en mars 2012)
 
* Salut ! Déjà commençons par le début, tu es entré dans le milieu du X à quel âge et pour quelle(s) raison(s) ?
J'ai débuté à 19 ans. C’était un milieu qui m’intriguait, et puis j’avais déjà un fort coté exhib' et libertin. Mon copain m’avait prise en photos et il m’a lancé cette idée comme un défi, il ne pensait pas que je me prendrais au jeu !  

* Comment cela s’est passé au début ?
Très bien, mais j’avoue que j’ai joué l’inconsciente car, sur une réponse d'annonce, je suis montée seule sur Paris sans me poser de questions. Je suis arrivée au studio, on m’a mise à l’aise (rosé et repas) puis douche, make up, on m’a présenté à tout le monde, on signe les contrats, on s’échange les test HIV et hop, on commence la scène, c’était bizarre au début.  

* Est-ce que ta famille et ton entourage sont au courant de tes activités ?
Maintenant oui, j’ai réussi à le cacher pendant presque 2 ans, mais ensuite j’ai accepté des émissions télé pour ma promo. Du coup, tout le monde l’a su un peu à « brut », mais cela m'a permis de m’affirmer auprès d’eux et de faire le tri des gens qui m’aiment vraiment.  

* Cela n’a pas été trop difficile de leur annoncer ? Comment ont-ils réagi ?
Si, c’est toujours difficile, surtout pour un père d’accepter que sa fille devienne un femme. On était fâchés pendant quelques mois, mais maintenant ça va mieux.  

* Tu es en couple depuis un bon moment déjà il me semble… Il faut quand même être avec un mec très tolérant ?! Ce n’est pas trop dur de différencier vie professionnelle et vie privée ?
Oui, cela fait 9 ans déjà. On était libertins à la base, et puis il est super, il me comprend. Le seul problème, c’est que je suis amenée à voyager, et la distance est parfois difficile à supporter... Mais le vrai amour résiste à tout et on se garde des moments rien qu'à nous où je coupe toute communication avec le milieu.  

* Pourquoi avoir choisi ce pseudo ?
Je trouve que c’est mieux de préserver ma vie personnelle et puis, comme tout comédien, je suis un peu schizophrène. Cela me permet, quand on m’appelle Charlotte, de rentrer dans la peau d’un personnage, de me mettre en condition et de développer une autre partie de moi.  

* As-tu un agent ? Travailles-tu pour une boite de production en particulier ? Peux-tu nous expliquer le fonctionnement de ce milieu brièvement ? 
Je n'ai pas d’agent en France, je suis « free lance », les contrats d’exclu, c’est de l’arnaque ! C’est mieux si on est autoentrepreneur, on fait ses propres factures ou sinon intermittent du spectacle avec des fiches de paye. Mais chaque actrice a sa manière de gérer, c’est un métier comme un autre en fait !  

* Aujourd’hui, arrives-tu à vivre du X ou as-tu un autre boulot à côté ?
Oui, et je paye mes études avec cet argent. Je fais des jobs normaux de temps en temps aussi, comme animatrice tourisme ou vendeuse, et quand on me reconnaît, c’est drôle !  

* Il n’y a pas beaucoup de productions et de moyens en France… As-tu déjà essayé d’aller hors de nos frontières ?
Je suis en plein dans ce projet, j’ai rencontré des agents pour les USA, et je pars souvent en Espagne. Oui, il faut s’exporter pour durer, le X français est bon, comme le ciné traditionnel, c’est du X intello et apprécié, mais il ne fait pas de chiffre.  

* Qu’est ce qui te plaît dans ce milieu? Quel est ton genre de films et de scènes préférés?
Tout, j’aime le fait qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Les équipes sont souvent sympas, mes ambiances de tournages, c’est l’éclate ! J’aime les beaux films à la Andrew Blake et les roads movies.  

* Tu as fais quelques scènes « hard » notamment (tête dans un micro-onde, « raclette et sodomie » etc.). Est-ce que tu t’es fixé des limites ?
Oui, j’aime le coté décalé, mes limites sont peu près celles de toutes les autres actrices : pas de crade, pas de glauque. Mais j’aime les repousser, je suis une grande ado, comme beaucoup de personnes dans ce milieu, on est la génération American Pie, le sexe débile !  

* As-tu un pire et un meilleur souvenir de tournage ?
Il y en a des choses à raconter, cela fera l’objet de mon livre d'ailleurs...
Le pire : pff, c’est difficile à dire ! Disons que c’était dans mes premières scènes où je devais travailler avec un mec qui ne me plaisait pas du tout et surtout qui transpirait comme un bœuf, il ne cessait de dire des trucs trop bizarres comme « vas-y dans mon cul », et des rales trop bizarres. A la fin, on m’a lâché dans les rues de Marseille et j’ai du me débrouiller pour trouver un hôtel etc.
Le meilleur : ma scène avec Manu Ferrara. C'est un acteur qui nous fait toutes craquer! On faisait un pov, en mode intimiste et j’ai vraiment eu l’impression de passer un moment privilégié avec lui… Il fait l’anal mieux que personne, haha ! Mais des bons souvenirs, j’en ai beaucoup, comme par exemple le tournage de « montres moi du rose » en Crête, où j’ai passé une super semaine.  

* Tu as participé à l’émission « ça se discute » avec Delarue. [L’émission avait pour sujet « Les fantasmes » et montrait Charlotte en train de faire son premier shooting nue]. En fait, tu avais déjà commencé ta carrière ? Il ne s’agissait donc que d’un faux reportage ? Est-ce France 2 qui t’a contacté ou inversement ?
Oui, et c’est justement cette émission qui a fait que tout le monde a été au courant, car il y a eu un forum sur internet qui révélait le fait que l’émission était truquée. Puis il y a eu le magazine « Entrevue », où je suis apparue en première page... ça n’a pas été facile ! Mais c’était un producteur Tomaxx qui avait tout organisé avec France 2 et qui m’avait rémunéré pour cela. J’avais déjà quelques scènes à mon actif et, finalement, ça a été un bon coup de pub !  

* Comment est Delarue hors caméra ? Ses récentes péripéties ne t’ont pas rendu trop triste ?
Il est pas très rigolo et on ne le voit que sur le plateau en fait. Le reste du temps, on parle à son équipe de journalistes, donc bof ! Je suis bien sûr touchée par ses soucis car il n’a pas l’air d’avoir la vie si facile, mais je ne le connais pas bien.  

* Tu participes aussi à quelques salons. Ce n’est pas quelque chose de trop «fatiguant» ? As-tu d’autres activités ? 
 Oui : salons, concentrations de bikers, strip dans les soirées privées, dans les boites de nuits, les clubs libertins, des photos de temps en temps... J’adore cette diversité car je bouge tout le temps, par contre, oui, c’est usant ! Mais c’est le jeu, j’ai toujours rêvé d’une vie mouvementée comme cela.  
* Quelle est ton actualité ? Tes projets ?
Au niveau de mon actualité, je fais une pause de 2 mois car je pars en argentine pour mes cours. De plus, je rentre du salon expo sex de Mexico, où j’ai fait beaucoup d’interviews et de photos. Mon dernier film sorti est « jeunes coquines pour vieux pervers », le prochain sera « the fucker was almost perfect », tourné cet hiver à Val Thorens. Cet été, je serai au liberty loft à Ibiza où j’animerai les soirées en tant que marraine.  

* Jusqu’à quand penses-tu continuer? As-tu déjà songé à une éventuelle reconversion pour la suite ? C’est vrai qu’un jour tout s’arrête. Je pense investir dans un club libertin ou une agence de strip teasers. Pour l'instant, je continue tant que j’ai des propositions et des opportunités, donc je pense encore pendant un an environ.  

* Un mot pour finir ?
Merci pour l'interview, et je fais de gros bisous à tous mes fans ! Éclatez-vous, vivez à 100 à l’heure, l’autoroute de la vie n’est pas pavée de radars, alors foncez !

Son nouveau site (encore en construction...): www.charlotte-de-castille.com

jeudi 8 mars 2012

Anchor - interview

Propos recueillis fin 2011 par e-mail. Merci à Aubin pour la traduction et à Justine pour la correction des plus grosses fautes!

- Une petite présentation du groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Anchor se compose de Claes, Fredrik, Calle, Mattias et moi-même (Ulf), et nous sommes un groupe de hardcore de Scandinavie. Nous existons depuis 2007, sortant des albums et tournant assez souvent depuis. Actuellement, on fait la promotion de notre nouvel album “Recovery”, et on va attaquer une tournée européenne avec Trial et Run with the hunted. Anchor est en quelque sorte notre exutoire et nous essayons aussi de faire passer un message (à propos des autres êtres humains, des animaux, de la planète sur laquelle nous vivons…)


- Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe; cela symbolise-t-il quelque chose en particulier ?

Une ancre est une chose qui te tient stable, et que tu gardes là où tu as l'intention d'être. Pour moi, personnellement, ce groupe est définitivement mon ancre, j'ai besoin d'être dans un groupe qui tourne, cela est indispensable pour moi. Enfin, une ancre peut être une personne, elle peut être straight edge, elle peut être tout ce qui te fait sentir en sécurité et “chez soi”.



- Quelles sont vos influences musicales ? Qu’écoutez-vous en général dans le van ?

Nos influences sont aussi diverses que les différences qu'il existe entre nous cinq. Anchor a cette étiquette de jouer du hardcore 90's.... Bref, via ce groupe, on a l'opportunité de rencontrer et de devenir amis avec des gens et groupes étonnamment créatifs, et je dirais qu'une de nos plus grandes inspirations et motivations a été de voir nos potes créer et accomplir de grandes choses. Une autre inspiration, si on peut l'appeler comme ça, et probablement notre amour pour les tournées, et pour ce groupe, ce qui nous pousse vraiment à faire de notre mieux sur tous les aspects. Pour les albums qu'on écoute dans le van, c'est d'une grande variété en fait, on a écouté beaucoup de Entombed, Anna Ternheim, Black Sabbath, Band of Horses...


- Vous avez sorti votre nouvel album « Recovery » en juin dernier. Comment s’est passé l’enregistrement et sa sortie ?

L'enregistrement fut rapide, stressant, fatiguant et incroyablement amusant. Cependant, on a eu 10 jours de studio, et je suis très content du résultat. En réalité, Mattias et moi avons écrit beaucoup de parties de guitares en studio, ce qui pourrait sonner comme une mauvaise idée, mais nous avons tous les deux assez confiance en nos tripes pour y aller comme ça, et je pense vraiment que ça a rendu l'album meilleur. Le lancement de l'album s'est fait pratiquement dans le monde entier, et apparemment, l'album se porte bien. Le LP sur Refuse Records en est à son deuxième pressage maintenant, seulement deux mois après la sortie, donc ça promet d'être bon.




- Y a-t-il eu une évolution par rapport aux précédentes sorties ? Êtes-vous satisfaits de ce nouvel album ?

C'est définitivement une évolution. On a juste pris tous les éléments qui font ce que Anchor est, et on a amplifié tout ça par 10. Il y a juste plus de tout. Personnellement, je suis vraiment satisfait du rendu de l'album.


- De quoi parle vos paroles ?

Le thème des textes pour “Recovery” pourrait être symbolisé par « un rétablissement ». Nous sommes tous passés par des mauvais moments qui nous ont effrayé en tant qu'êtres humains, et on a tous besoin de trouver un moyen d’avoir une “paix intérieure” pour ainsi dire. Il y a beaucoup de choses hallucinantes actuellement et les gens dans la civilisation occidentale sont plutôt « malades ». Nous parlons donc aussi de ces « maladies » comme l'avidité, le pouvoir, l'argent, la guerre, l'abus, quel qu'il soit.


- Vous avez tourné partout en Europe et fait deux tournées aux U.S.A, vous en êtes à combien de dates ?

Anchor a joué environ 300 fois jusqu'à présent.





- Quels sont vos pays, vos lieux préférés ?

Il y en a tellement à mentionner. Jouer au 924 Gilman à Berkeley était un grand rêve pour moi, qui est devenu réalité grâce à ce groupe. La dernière tournée US qu'on a fait est probablement une des meilleures expériences de ma vie jusqu'à présent. Cependant, tourner tous ensemble en Europe est juste un autre trip tout aussi agréable. Sur notre dernière tournée, certains de mes lieux préférés ont été Chemnitz, Karlsruhe, Munich et Hambourg en Allemagne, Milan, Paris, Bratislava et Prague. Ce concert à Prague est probablement l'un des meilleurs que l'on a fait jusqu'à maintenant.


- Meilleurs et pires souvenirs ? Des anecdotes à raconter ?

Le pire, être coincé à Bilbao pendant une semaine et essayer de communiquer avec des garagistes espagnols pour notre van en panne, et avoir à annuler des concerts à cause de ça. Cette semaine a été un cauchemar. En gros, tout ce qui implique un van en panne est le pire, parce qu'on dépend trop de ça quand on est en tournée. Les meilleurs souvenirs sont trop nombreux, vraiment. Juste être en tournée, faire ce que tu aimes avec les personnes avec qui tu aimes faire ça, c'est vraiment là les meilleures choses. Pour les anecdotes, c'est la même chose. La plupart de nos histoires favorites impliquent des blagues entre nous, tu vois, “il faut être là” pour comprendre. J'encourage juste tous ceux qui ont la possibilité de partir en tournée à le faire. Vous verrez ce que je veux dire.


- Vous avez fait de petits passages en France, qu’en avez-vous pensé ?

Je ne sais jamais quoi penser de la France, haha. J'y ai vécu certains des meilleurs concerts que je n'ai jamais joué, et aussi certains ont été les pires. C'est tout le temps différent, mais j'aime toujours y être. On a été jeté d'une salle à Paris avant un concert, parce que le barman trouvait que l'on donnait une mauvaise image au lieu !


- J’ai lu que lors de votre concert à Lorient, une pause de 3H durant le concert a dû être faite car le câble électrique alimentant le bar était tombé. Cela a dû être épique comme soirée ?!

C'est juste des trucs comme ça que tu ne peux pas contrôler. D'une certaine manière, cela fonctionne toujours bien. La plupart d'entre nous sont assez relax quand ce genre de trucs arrive. Perdre son sang froid en tournée n'est pas une bonne idée.


- Avez-vous des jobs à côté ? Si oui, comment faites-vous pour tourner autant ?

Oui, la plupart d'entre nous travaille ou étudie, ou les deux. Nous le gérons à travers beaucoup de travail acharné. Tout ce que l'on fait dans nos vies est à un moment ou à un autre relié à Anchor. Nous faisons ce que nous avons à faire pour garder le rythme. Ce qui veut dire beaucoup de travail quand nous sommes à la maison, mais ça vaut toujours le coup.





- Pouvez-vous nous parler de « la scène » suédoise ?

Il y a pas mal de promoteurs dans tout le pays en ce moment, et des bons groupes aussi, donc je dirais que la scène se porte plutôt bien ici. Tourner en Suède n'est pas compliqué, c'est juste cher pour venir ici, car tu dois traverser le Danemark, où c'est beaucoup plus dur de trouver des concerts. Le public est généralement cool, même si on sent qu'il s'intéresse plus aux quelques groupes « cools » du moment, mais on trouve ça partout...


- Avez-vous d’autres projets à côté ? Il me semble que certains jouent dans Painted Wolves (jeune groupe avec des membres de Death is not Glamorous aussi). C’est bien ça ?

La plupart d'entre nous (si ce n'est pas tout le monde) sont dans d'autres groupes. Matthias est dans Painted Wolves. Je viens juste d'écouter un enregistrement de répète et ça sonne vraiment bien. J'attends vraiment d'en écouter plus.


- Avez-vous d’autres groupes suédois à nous conseiller, dont leurs noms ne seraient pas parvenus à nos oreilles… ?

Écoutez GUILTY, ANGERS CURSE, STAY HUNGRY, DEAD, BEYOND PINK et HÅRDA TIDER.


- Quels sont vos projets désormais ?

Continuer les tournées, cela n'est jamais ennuyeux.


- Un dernier mot ?

Merci pour l'interview !


Merci d’avoir répondu aux questions! A bientôt!

http://xanchorx.bandcamp.com

lundi 9 janvier 2012

Reflections Of Internal Rain (interview)



Merci à Aleks (batterie) d'avoir répondu aux questions, à Aubin pour la traduction et à Justine pour la correction des plus grosses fautes.


– Une petite présentation du groupe pour ceux qui ne vous connaîtrez pas ?

R.O.I.R est un groupe de hardcore punk de Novi Sad, Serbie. On a commencé à jouer en 2004 et nous continuons depuis (difficilement).


– Quelles sont vos influences musicales ? Qu’écoutez-vous en général dans le van ?

Au début, nous étions influencé par Tragedy, His Hero Is Gone, From Ashes Rise, Ictus, Ekkaia... des groupes de ce style. Mais avec le temps, on développe notre propre style, qui est un mix de toute sorte et différents genres. Depuis, nous écoutons tous différents styles de musique, chacun de nous contribue au son de R.O.I.R. Et quand nous sommes en tournée, on écoute absolument de tout ! Du punk-rock au hardcore, en passant par le métal (malheureusement), et aussi de la dance des années 90. Il faut savoir s'amuser quand on est dans le van !




– Vous avez sorti un nouvel E.P (« Answers ») en mai dernier. Comment s’est passé l’enregistrement et sa sortie ?

Et bien, tout comme l'album “Last Flood”, on a enregistré “Answers” dans notre salle de répète à Novi Sad, ça a pris deux jours. C'est à peu près le temps qu'il faut à ROIR pour enregistrer 7 chansons. Notre pote Filip a enregistré et produit l'EP étant donné son très bon boulot sur l'album “Last Flood”. On apprécie vraiment sa manière de travailler. De plus, c'est un ami, donc on se sent vraiment à l'aise avec lui dans la salle. On a enregistré la musique ensemble (guitares, basse et batterie), puis les voix séparément. C'est comme ça que l'on peut vraiment capter l'énergie qu'on dégage en live, ce que l'on ne serait pas capable si on enregistrait tout séparément. Il n'y a pas eu de « lancement » de l'EP, on a juste fini l'enregistrement, Filip l'a mixé, on a gravé 120 CD nous-même, mis chacun d'eux dans un pochette DIY spéciale pour la tournée et nous sommes partis avec pour le tour de juin 2011.

– Y a t-il eu une évolution par rapport aux précédentes sorties ? Pourriez-vous nous dire pourquoi nous parlons de vous en France qu’aujourd'hui alors que vous êtes probablement l'un des meilleurs groupe dans votre style en Europe ?

Waouh, merci beaucoup ! C'est vraiment dingue d'entendre ça quand on regarde comment et quand nous avons commencé. Et pour être honnête, on n’est pas un groupe si ancien, plein de groupes plus anciens que nous sur la scène ne tournent pas tant que ça. On essaye vraiment de jouer le plus possible. Oui, on est très content du son de l'EP, il a la même énergie que l'album, mais on ne sent pas la progression dans la musique. J'aime ça. J'imagine que vous parlez de nous parce qu'on est passé en France.
Cette année, pour la première fois, l'argent envoyé à nos bons amis en France pour nous promouvoir a enfin payé ! (smiley) mais sérieusement, on essaye de jouer uniquement de la musique en laquelle nous croyons vraiment, et j'imagine que les gens sont réceptifs à ça, on veut vraiment voir jusque où on peut aller avec ça.



– De quoi parlent vos paroles ?

Les paroles parlent de la vie de tous les jours.

– Vous existez depuis 2004, mais commencez seulement à tourner en Europe. Comment expliquez-vous cela ? Je suppose que ce n’est pas facile quand on vient de Serbie ?

Bien sûr, mais le problème n'est pas la Serbie, mais les gens. Je suppose que les gens se foute ou ne crois pas assez à la musique pour vraiment faire quelque chose avec. On ne pense pas comme ça. On est parti pour notre première tournée sous un régime de visas, on a donc menti aux autorités pour les avoir. Et pourquoi en 2009? Je ne sais pas, je pense qu'on est juste devenu fatigué de jouer des concerts en Serbie, avec peu de gens aux concerts, de perdre de l'argent pour rien, de voir les mêmes personnes aux concerts encore et encore, de ne pas avoir ce que nous espérions pour le groupe … Donc on a décidé de partir plus loin.


– Peux-tu nous parler de « la scène » serbe ?

La Serbie est, en gros, divisée entre la scène de Novi Sad, celle de Belgrade, et tout le reste autour. Actuellement, la scène à Novi Sad est vraiment importante et devient de plus en plus sérieuse après chaque concert. C'est habituel de voir 100 à 150 personnes aux concerts hardcore-punk un soir où les gens travaillent. Il y a beaucoup de concerts, on en organise aussi, il y a un très bon zine papier en anglais appelé Rebuild à Novi sad, les créateurs du zine ont créé “Rebuild collective” pour organiser des concerts, aider les groupes en tournée et tout ça. Beaucoup de nouveaux jeunes viennent aux concerts, on pose des flys dans les écoles, facultés, etc. Des gars plus anciens, comme Zgro (il était chanteur dans un vieux groupe hardcore de Novi Sad appelé Nospeedlimit 1991-1996), nous aident aussi, et c'est très cool de voir ça. On fait juste du mieux que l'on peut pour amener de nouvelles personnes dans la scène et les intéresser autant que nous le sommes. A Belgrade, ce n'est pas le cas. Du moins c’est ce que je pense. Pas tant de monde que ça aux concerts, ça devient de plus en plus dur de booker un concert à Belgrade. De moins en moins de monde est prêt à filer un coup de main. Et j'imagine que les plus anciens qui organisaient les concerts en on eut marre de perdre de l'argent et les plus jeunes n'ont pas une réelle motivation.

– Que vous a apporté la dissolution de la Yougoslavie et l'indépendance du Monténégro ? Et en ce qui concerne le Kosovo ?

Je ne parle qu'en mon nom quand je dis ça, je laisse la politique aux politiciens. C'est juste des gens qui vont bosser et essayent de garder leurs positions le plus longtemps possible dans le but de gagner le plus d'argent possible pour eux-mêmes. Donc, je ne crois pas en la politique. C'est leur boulot. Dans le monde de la propagande tout puissant : “si tu es assez débile pour voter, tu es assez débile pour croire en eux”. Personnellement, cela ne m'intéresse pas, les changements se feront, que tu les aimes ou pas. Peut-être pas aujourd'hui, peut-être pas demain, tu ne peux pas les aimer, mais au final, les changements se feront s'ils pensent que c'est dans leurs intérêts. Et quand tu vis en Serbie, où la politique fait partie de la vie de tous les jours et de chaque citoyen, à un moment, tu te dis juste laisse tomber, je veux juste vivre une vie normale, je n'en peux plus et je suis fatigué de la politique. Jamais rien ne change à part des têtes en costards. Les gens ici ont des choses bien plus importantes à penser que la politique, comme comment survivre jours après jours, faire manger et envoyer leurs enfants à l'école. La politique est juste un théâtre pour nous garder dans la confusion et pour argumenter pendant que les politiciens se remplissent les poches.


– Peux-tu nous expliquer la situation politique et sociale actuelle du pays ?

De plus en plus de gens n'ont pas de boulot, pas d'argent, pas de plan social. Ils travaillent pour 70 euros par mois et s'ils ne veulent pas travailler, ils sont virés et un autre arrive et fait leur boulot pour 60 euros.


– Vous avez fait un petit passage par la France, qu’en avez-vous pensé ?

Et bien, j'ai rencontré Richard de Nine Eleven il y a quelques années quand ils jouaient pour la première fois en Serbie et, plus tard, je les ai booké à Novi Sad. J'ai alors été présenté à d'autres personnes qui me disaient qu'ils pouvaient nous aider, et que beaucoup de monde écoutaient ROIR en France, on a donc fait une tournée.



– Meilleurs et pires souvenirs ? Anecdotes à raconter ?

A Paris, on a payé 40 euros d'amende chacun pour avoir pris un bus sans tickets. Et c'était le troisième jour de la tournée (sur 19). C'est le meilleur et le pire qu'il nous soit arrivé jusqu'à maintenant.

– Que faites-vous en dehors du groupe ?

Je suis illustrateur/designer de livres pour enfants et je book des concerts pour les groupes que j'aime, mais je pense qu'on peut dire que ROIR est un de mes job, étant donné qu'il n'y a pas un seul jour où je ne suis pas sur internet à contacter des gens. Ivan est tatoueur et peintre, Dusko est un peintre et designer, Petar travaille dans un cabinet d'avocats et Nikola est programmateur à Novi Sad.


– As-tu d’autres groupes des Balkans à nous conseiller ?


Nos très bons potes Ground Zero et Through These Eyes de Novi Sad, Nothing Left de Belgrade ...


– Vous projetez de faire une tournée aux U.S.A. Comment ça se présente ?

Jusque-là, ça sonne juste comme un plan. On va avoir besoin de visas pour aller aux States, c'est le plus gros problème. De plus, on est de Serbie, ce qui n'aide pas … Des rumeurs disent que les visas pour les USA vont être abolis prochainement, donc, on attend que ça. Mais ça devrait arriver. On a joué avec Beau Navire à Budapest en juin, et on a discuté avec les gars et nous ont dit qu'ils pourraient nous aider, on verra ...


– Avez-vous d'autres projets à part R.O.I.R. ? Comment envisagez-vous l'avenir pour le groupe ?

Ivan joue de la batterie dans un groupe de pop punk “Fast as we go far”. J'aime à croire que l’on jouera toujours dans ROIR à 50ans... C'est une grosse partie de nos vies, la plupart des meilleurs moments de ma vie sont avec le groupe, donc on ne va pas laisser partir ça si facilement.

- Un dernier mot ?

On se revoit bientôt en France encore ! Merci beaucoup pour l’intérêt envers notre groupe.


Merci d’avoir répondu aux questions, à bientôt donc !


Leur site internet: http://reflectionsofinternalrain.tumblr.com/
Leur blog: http://reflectionsofinternalrain.blogspot.com/

vendredi 29 octobre 2010

Interview Mad Caddies

Un grand merci à Olivier LE grand reporter, qui à réalisé cette interview pour Another Day:

Interview réalisé à Beauvais le samedi 16 octobre 2010:
(C’est Sascha, un des fondateurs et guitariste du groupe, qui répondra très gentiment à mes questions, confortablement installés sur un canapé dans la loge)

En octobre 2004, j’avais interviewé Mark (ancien bassiste, qui a quitté le groupe en 2006) après un concert à Montpellier, quelques semaines après la sortie de votre album live. Six ans après, nous aimerions en savoir plus sur les news des Mad Caddies : es-tu d’accord pour nous éclairer sur certains points ?

Sascha : bien sûr, aucun problème !


Aujourd’hui, les Mad Caddies, c’est une histoire de 15 ans, avec 5 albums studio, un E.P. et un album live. Est-ce que l’album « Consensual Selections », qui regroupe vos meilleurs morceaux, était une étape nécessaire pour le groupe ? Une sorte de résumé de carrière, après tout ce temps ?

S : Oui, c’est exactement ça. En premier lieu, ce sont les personnes qui travaillent avec nous en studio depuis assez longtemps, qui nous ont dit : « vous devriez faire un album Greatest Hits ! ». Nous avons aussi pris conscience qu’il était nécessaire d’en faire un. Avec tous les albums que nous avons fait, tous les styles que nous avons joués, il était important de faire un résumé de tout ça sur disque. Pour les nouveaux fans, qui ne connaissent pas notre musique d’avant, c’est l’occasion de leur faire découvrir ce que nous faisions avant, surtout quand ils se posent la question de savoir « quel album dois-je avoir ? », en se référant à autre chose que simplement les pochettes, mais surtout au contenu. C’est bien pour un groupe d’avoir un album comme ça, qui regroupe plusieurs facettes de son travail. C’est un bon résumé pour un groupe. On se dit : « OK, on a une période de la vie du groupe qui se termine : en voici le reflet ! maintenant, c’est un nouveau départ ! Le futur est complètement vierge, et libre . Allons de l’avant ! Nous vous présentons les chansons qui sont les plus importantes à nos yeux des 15 dernières années ; la première période des Mad Caddies est close, passons à l’époque suivante ! »


Justement, par rapport à ce Greatest Hits, ce sont vos fans qui ont choisi les morceaux, par vote. Etiez-vous globalement d’accord avec leurs choix, où y a-t-il eu débat ?

S : Le nom de l’album évoque bien cette idée de vote, puisqu’il est question de consensus, et d’une sélection basée sur ce consensus. Au départ, nous savions ce que nous voulions mettre dans cet album, mais nous voulions aussi le comparer avec le choix des fans, avec celles qui leur plaisaient le plus. Sur 1 ou 2 chansons, il n’y avait pas une réelle unanimité. Mais nous ne voulions pas inclure de chansons qui ne fédéraient pas tous les avis. Il n’y a donc pas de chansons que le groupe voulait et pas les fans , et inversement.


A propos des chansons présentes sur cet album, on trouve 2 morceaux inédits : les retrouverons nous sur le prochain album ? quand verrons nous un prochain album, et quelles seront les influences présents sur ce disque ?

S : Un de ces 2 morceaux (« why must I Wait ? ») sera présent sur le prochain album, mais sous une forme différente, avec un mix et une musique différentes . Nous n’avons pas de date pour ce prochain opus, car nous avons encore beaucoup de boulot, nous n’avons que quelques prises pour le moment. (Chuck, le chanteur, me confiera plus tard qu’il pourrait sortir au printemps prochain !). Les influences seront toujours les mêmes, à savoir reggae, ska, dixieland, jazz et punk-rock bien sûr. Le mix de diverses influences reste notre marque de fabrique. Chacun amène ce qu’il entend, ce qu’il aime, afin de mélanger dans tout ça dans chaque album.
Beaucoup de choses ont changé pour le groupe, principalement sur scène : de nouveaux instruments (claviers, 2ème guitare), de nouveaux musiciens (Graham à la basse),


Chuck joue de la guitare sur scène sur quelques morceaux et le retour de Todd, le batteur d’origine du groupe. Pourquoi tous ces changements ?

S : En fait, tu commences à t’ennuyer quand tu fais toujours la même chose. Chuck joue de la guitare sur scène, mais il joue de la guitare depuis très longtemps. Il écrit des chansons, mais il ne l’avait jamais fait sur scène. Il s’est dit « pourquoi pas ? » et voilà, c’est venu tout simplement. Dans certains groupes, des personnes veulent faire autant de bruit qu’ils peuvent : c’est son cas ! Dans un groupe de 7 personnes , comme nous sur scène, chacun veut apporter sa touche musicale. Chuck apporte déjà sa voix depuis de nombreuses années, il a rajouté son jeu de guitare depuis quelques mois sur quelques morceaux. Aux claviers, Dustin, qui est un ami de longue date (les débuts du groupe en 95 environ !), nous suit lors des tournées, et c’est un musicien incroyable. Nous avons de nombreux morceaux aux influences reggae ou ska, où il y a des passages aux claviers essentiels, et l’apport de Dustin sur scène amplifie à merveille l’effet de ces chansons. Sa palette d’influences est très large également, ce qui l’intègre parfaitement au groupe, car il le complète bien. C’est très excitant d’avoir différents instruments sur scène.






Ce mois-ci, vous êtes en Europe pour une tournée de 29 dates en 31 jours, à travers 7 pays. C’est incroyable ! Le pays le plus visité sera l’Allemagne : vous semblez très attaché à ce pays. Pourrais-tu expliqué pourquoi les relations sont si particulières avec vos fans allemands ?

(Au même moment, le roadie des MC entre dans la loge et pousse un cri de joie. Sascha me confie qu’il est …allemand, et très heureux semble-t-il !)

S : Il y a plusieurs raisons à cela. Notre agence de booking ,Fat Wreck Chords Europe, est basée à Berlin. C’est déjà plus facile pour nous de caler des dates en Allemagne quand on vient en Europe, du fait de la localisation de notre management tour. De ce fait, nos affluences sont fortes dans ce pays, il y a un meilleur contact avec les fans, car le « travail » est plus facile pour nous . En plus, il s’agit d’un pays très peuplé, donc le nombre de fans est proportionnel. C’est plus difficile dans des pays comme l’Autriche, la Belgique ou les Pays-Bas, car ce sont de plus petits pays. C’est pourquoi nous jouons en Allemagne le plus souvent, depuis plus longtemps qu’ailleurs, car nous y avons un noyau de fans plus important que dans d’autres pays européens. En France, nous passons de bons moments dans des villes comme Bordeaux, Lyon ou bien sûr Paris où nous avons les plus grandes affluences. Nous venons jouer ici les plus souvent que nous pouvons.


Pour une tournée aussi longue en si peu de temps, as-tu un entrainement particulier avant de la débuter ? un régime spécial ? ou juste un entrainement du coude pour les grands moments de picole ?


S : Non, pas vraiment. Ca dépend des conditions. Avant une tournée comme celle-là, je cours régulièrement, 3 à 4 fois par semaine, 6 à 8 km à chaque fois. C’est difficile de tenir un mois avec un tel rythme : journée en bus, concert, puis boire jusqu’au bout de la nuit. La vie est dur ! mais tous ne font pas la même chose avant une tournée, et je tairai les noms des non-préparés !


Certains membres du groupe ont des projets parallèles (Chuck avec Elwood, Keith avec King City) : est-ce juste un moment de plaisir pur, un break, ou une nécessité de faire autre chose, de prendre de nouvelles directions musicales ?

S : En fait, c’est un peu toutes ces raisons. A un moment, j’ai vécu entre New-York et la Jamaïque, après notre dernier album. Chacun vivait dans différents endroits, assez éloignés les uns des autres. J’ai eu l’occasion de pouvoir vivre à Kingston. J’en ai parlé aux autres membres du groupe, et ils étaient OK pour que je parte. Rencontrer d’autres musiciens, de nouvelles façons de travailler…Ces projets parallèles sont très bons pour un groupe, car chacun s’enrichit de son côté, avec de nouveaux sons, de nouvelles influences, et nous sommes très heureux de nous retrouver au sein des Mad Caddies après ces périodes : cela rend les choses meilleures. Chez nous, il n’y a pas une personne qui fait tout. Chuck écrit des chansons, j’en écrit aussi, mais tout le monde apporte ensuite sa contribution. Nous faisons les choses comme un groupe. Une personne ne peut pas tout faire comme elle voudrait . Il n’y a pas de dominateur chez les Mad Caddies : c’est un groupe !


Ma dernière question sera simple : comment seront les 15 prochaines années des Mad Caddies ? de nouveaux instruments ? des influences particulières ? une séparation ?

S : Pas de séparation non, du moins pas dans l’immédiat. Nous ne savons rien sur notre futur. Certainement de nouveaux instruments, même si c’est très encombrant de transporter du matériel à travers le monde lors des tournées, et cela coûte cher aussi. Nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve.


Je te remercie pour avoir répondu à toutes ces questions, et je te souhaite de bons moments pour le reste de la tournée en Europe.

vendredi 23 juillet 2010

Interview Donkey Skonk

J’ avais découvert ce groupe à la sortie de leur premier E.P, c’était un des premiers album que j’avais reçu à l’époque où j’avais un webzine (putain ça date de 7ans quand même !), autant dire que ça fait un petit moment que je suis cette comète de la scène française !
Enfin de passage par chez moi, voici une bonne occasion de voir un bon concert (manquant juste de monde…)
(Propos et photos recueillis en septembre 09 à Moulins)
(N.B : Depuis, le groupe a finalement jeté l’éponge. Leur 3ème et dernier album sera disponible à l’automne 2010 tout de même !]



Le groupe date d’une bonne dizaine d’années (14 il me semble exactement), peux-tu retracer un petit historique du groupe ?

Babooyn’ (guitare & chant) : La première répétition s’est déroulée en Juillet 1995, effectivement ça remonte… le groupe ne s’appelait pas encore Donkey Skonk, on hésitait à l’époque entre « Aerosoul » et « Bad Trip », officiant dans une veine fusion 90’s, influencés que nous étions par des groupes tels que 311, Fishbone, Shootyz Grooves, Infectious Grooves, Primus, Faith No More, pour ne citer que ceux là… de cette formation, il ne reste que moi. Il y avait également Kim à la batterie, Sam à la basse Sara au chant et Thomas à la guitare. Par la suite, Guibou (chant) nous a rejoint en 97 remplaçant Sara, suivis de FLow (trombone), Lionel (trompette) et Marc (saxo), c’est avec l’arrivée de notre section cuivre que notre musique s’est orientée vers une ligne plus ska-core. C’est par la suite que ça se complique : Thomas est parti vivre de nouvelles aventures, Marc est décédé dans un accident de voiture en 2001, gros choc pour toute la troupe qui s’en remettra difficilement. Kim sera ensuite remplacé au poste de batteur par William qui sera lui-même remplacé par Manu. Le poste de 2ème guitariste sera confié un temps à François puis David et aujourd’hui nous ne tournons plus qu’à une seule guitare. Lionel sera remplacé par Perny à la trompette, à la basse : Greg remplaça Sam, le dernier arrivant étant Taste au sax baryton. Nous avons également longtemps tourné avec Bobhy au son et Julien au road-management. Voilà, on promet de faire plus court sur les autres réponses.


Vous vous dites originaire de Bergerac, mais vous avait l’air assez tous éparpillés en France ? Comment ça se passe pour les répètes et les concerts ?

Nous vivons assez loin les uns des autres (Ste Foy, Bordeaux, Toulouse, Paris) et pour tout te dire, c’est effectivement problématique pour tourner et répéter, d’autant plus que la plupart des membres de Donkey Skonk, ont des projets parallèles. Le fait est que nous tournons peu et que nous répétons peu pour l’instant, nous verrons bien pour le prochain album si on arrive à monter une belle tournée ou pas.


Il est assez difficile de qualifier votre musique tant les influences sont variées et diversifiées… comment faites vous pour composer tout ça ?!

Nos influence sont très éclectiques, on ne réfléchit pas en terme de style musical sinon on risquerait de se lasser. Depuis nos débuts, nous avons toujours essayé de ne pas nous limiter à un genre en particulier, d’ailleurs, à titre personnel, les puristes m’ont toujours un peu emmerdé. Et puis pourquoi vouloir à tout prix classer, qualifier la musique ? Rap, Ska, Punk, Soul, Reggae, HxC, tous ces styles ont leurs particularités mais aussi des similitudes. Alors, on met tout ça dans un gros saladier à riffs, on mélange et on essaie d’en faire quelque chose de cohérent à nos oreilles.


D’ailleurs, vous êtes en train de préparer votre 3ème album, peux-tu m’en dire plus ? Sera t-il sur la lignée des 2 précédents, où avez vous pris un autre chemin ?

L’enregistrement de l’album est terminé, on a fait ça au studio Philibert à Targon (33) sous la houlette de Marc Verdier (officiant également comme sax dans Vents d’Etat), le mixage est en cours et prend un peu plus de temps que prévu mais il vaut mieux ne pas se précipiter et ne pas sortit un album dont le son ne nous satisfait pas. Pas de titre définitif pour l’instant, ni de date de sortie, encore une fois on ne veut pas précipiter les choses.


Sera t-il sur la lignée des 2 précédents ou avez vous pris un autre chemin ?

Les points communs avec les 2 albums précédents sont l’énergie d’une part et l’envie de ne pas se répéter d’autre part. Nous avons souhaité recentrer les choses, ne pas faire de compos trop alambiquées ni trop longues. Il sera évidemment très éclectique voire encore plus que Timpano & Help or Fight Babylon (du punk au funk en passant par le rap), l’engagement politique est toujours de mise mais certains textes sont plus ouverts et démarquent de ce que nous avons pu faire auparavant.


Vos artworks ont toujours étaient bien travaillé et efficaces. Une idée pour le prochain ?

On va sûrement faire un clin d’œil au personnage présent sur notre 5 titres & Help or Fight Babylon, le Superskonk, super héros catcheur Mexicain, vous verrez…



La plus part de vos textes sont en français, pourquoi ce choix ? De quoi traitent-ils ?

Le choix de la langue pour faire du rock, épineux problème... Tu l’as noté, nos textes ne sont pas exclusivement en Français, il nous est arrivé de chanter en Anglais et ce sera encore le cas sur le prochain opus. Guib n’étant pas à l’aise en Anglais, il parait évident qu’il écrive en Français.


Y a t-il une définition particulière pour Donkey Skonk, où est-ce juste un nom que vous avez trouvé par hasard qui sonne bien ?

Il y a eu pas mal de noms proposés à nos débuts, notamment Bad Trip et Aerosoul, jusqu’à ce qu’un de nous propose Skonk (sorte d’anagramme de ska, rock & funk), le souci fût qu’un très bon groupe de chez nous s’appelait Shpunk & qu’en faisant des recherches nous nous sommes vite aperçus qu’il existait plusieurs groupe baptisés Skunk (un Anglais et un Basque). Il fallait trouver autre chose et c’est Donkey Skonk qui fût conservé (à tort ou à raison) en référence à un surnom ridicule dont mes camarades m’avaient affublé à l’époque.


En plus de 10 années de concerts, vous avez du en faire de la route ! Les meilleurs souvenirs ? Les meilleures rencontres ?

Je dirais, en vrac, les rencontres avec des groupes comme Kargol’s ou Skunk, tous ces gens avec qui on a vraiment kiffé humainement. Notre première date au Jimmy à Bordeaux (lieux mythique) avec les Allstonians de Boston, comme un dépucelage. Puis jouer avec des groupes comme Voodoo Glow Skulls, Grimskunk ou Lofofora parce que ce sont des groupes qui nous ont énormément influencés. Notre première tournée à l’étranger aussi, ça nous a fait le cuir !


Peux tu me parler des autres groupes des membres de Donkey Skonk ?

Waouw, il y en a tellement ! alors dans le désordre : Wombolombakéhé Orchestra (brass band décalé), Octobre (rock prog’/ slam), Domingo Bohio (cumbia), Highjack Brothers (Hip Hop), Greg vient de monter un projet HxC/math rock que je viens d’inclure, Guibou s’occupe également d’Art Melody, un Mc Burkinabé. Par le passé, il y a eu aussi Los Eskapados (fusion), Barhi Bolton (opéra rock), la Chango Family (chanson metissée) ou Clan d’Instinct (rap).Tous les liens sont sur notre page myspace.


Vous écoutez quoi en ce moment ?

Krueger, Ike & Tina, Houston Swing Engine, Beatles, Mister Bungle, Tom Waits & Primus


Comment vois tu le futur du groupe ?

Finir ce putain d’album en chantier depuis un an ! Pour la suite, on verra bien ce que l’avenir nous réserve.

Un mot à ajouter ?
Fromage…

mardi 20 juillet 2010

Interview Union Jack

Propos recueillis en novembre 2009 :

Bon ça y est, votre premier album est sorti, vous en êtes content ? Quelles en ont les premières retombées ?

Ben : Pas mal de gens qui l’ont acheté ont bien aimé… avec tout le travail qu’on a fait sur les paroles, les éléments que nous avons rajoutés (scratchs, piano…), l’amélioration sur nos compos… Après, le but, c’est surtout d’en faire un tremplin pour faire un max de concerts !
XXX : Non j’aimerai refaire pleins de choses dessus !! Changer et peaufiner certaines parties, surtout mixer certains morceaux différemment, mais étant un éternel insatisfait, ça serait probablement sans fin ! Sinon les feedbacks en général sont plutôt cool, les gens l’aiment bien ou alors c’est du moins ce qu’ils nous font croire !


Je trouve les compos…. un peu plus mid-tempo… avec plus de bad-ska-groovy que de punk-rageur par rapport aux précédentes, je me trompe ou le style Union Jack a légèrement évolué ?

Ben : ça dépend des personnes, certaines nous dise l’inverse, d’autres nous disent comme toi.
Skrack : Je pense qu’il y a autant de rage, mais nous nous sommes concentrés sur les mélodies et que les compos sont encore plus travaillées.
XXX : oui ça a évolué, on essai de se réinventer perpétuellement, c’est ça qui rend le fait de jouer depuis 13 ans dans le même groupe toujours excitant. La révolte se canalise différemment avec le temps.


L’univers, les intros etc. sont toujours aussi classes… on note toujours la présencede votre ami Low Cut aux scratchs, sera-t-il présent sur quelques dates à nouveau ou c’était juste pour le studio ?

XXX : On a fait quelques dates avec lui il y a 1 an… après il faut qu’il y est de bonnes conditions, lui il a pas mal de taff à côté… c’est principalement pour le studio, et quelques dates si possibles, mais ça ne sera pas fréquent.
Skrack: c'est notre « Joker ».... c'est un peu la cerise sur le gateaux! Low Cut est un compositeur de Hip Hop, ce mec est une machine ! (mais avec un gros cœur...)


D’ailleurs comment s’est déroulé l’enregistrement ?

Ben : ça a été très dur car nous avons perdu un ami cher après 2 jours de studio. Du coup les deux semaines d’enregistrements ont été assez difficiles, on devait faire cette session, c’était obligé. Ça était assez brutal, c’est arrivé dès le début de l’enregistrement de cet album, qui en a été forcément influencé.
Skrack : On a quand même essayé de garder notre but: mettre sur galette ces 13 titres avec tous ce qu’on voulait ajouter (scratchs, synthé, percus, doubler les guitares…).


Avec ce nouvel album, est-ce qu’on va voir la chance de vous voir plus souvent sur la route ?

Ben : Oui, c’est clairement l’objectif avec cet album.
Skrack :On a fait une petite pause au niveau des concerts, il fallait un break pour composer de nouveaux morceaux, bien préparer l’enregistrement…


Vous avez une tournée d’ailleurs en vu il me semble ?

Skrack : oui, on part en trip avec Beng Beng Cocktail (trio acoustique dans le même esprit, ska vénère), pendant les fêtes de noël. Ils avaient quelques dates de prévu, on s’est dit pourquoi pas faire une petite tournée ensemble…On va faire des concerts en Hollande, Allemagne… On fait ça pour le délire surtout !


En 12 années vous avez fait pas mal de dates, un pire et meilleur souvenir ?

XXX : le pire… Arnes! Concert booké par un club de volley, à l’intérieur d’un gymnase, une orga et un son déplorable, des videurs complètement abrutis, des groupes parmi pas les plus inspirés bref un cauchemar, on a du jouer vers 2h du mat en étant arrivé en début d’aprem et toute une journée à attendre que ça se termine, on a même bien failli partir avant de jouer, on aurait du !
Le meilleur… bien souvent les dates que l’on fait avec nos potes, récemment Toulouse avec les Charly Fiasco, et plus anciennement le Festival Rural à Chateldon avec Guerilla qui a été un sacré moment de rock&roll avec un public parfait, un accueil de l’orga fantastique, nickel, pourtant c’était pas gagné, il pleuvait des trombes quand on est arrivé dans l’aprem et on jouait en extérieur mais tout s’est arrangé et ça a été un sacré bon concert !

Ben : le pire, c’est Arnes, ouais! Le meilleur, c’est dur à dire, j’ai un super souvenir du concert du 31 décembre 2009 à Nijmegen en Hollande, grosse ambiance!
Skrack: à Casteljaloux , un de nos meilleurs concert ! On aurait du joué sur une énorme scène, ça c'est fini dans 3m2, sans retour, ni lumière!

Vous avez pu jouer quelque fois avec Leftover Crack, vos impressions ?

XXX : Je ne suis pas très objectif là dessus, j’ai beaucoup d’estime pour ces gars, ce sont des amis et j’apprécie beaucoup leur musique et l’authenticité avec laquelle ils l’interprètent. AUTHENTIQUE tout simplement!!
Ben : des supers souvenirs, une claque musicale (même si ça joue pas toujours bien en concert). Ça fait partie des concerts qui donnent envie de jamais lâcher!
Skrack: The good ! The bad ! And the Leftover Crack !


Quelles sont les dernières sorties du label que vous avez monté ? (Beer Records) Les prochaines en vues ? Riot Ska 2 ?

XXX : Beng Beng Cocktail, Radio Maquis, Union Jack, le tribute à Choking Victim et pour l’avenir, on verra ce qui se présente. Riot Ska 2, oui on a toujours ce projet, faudrait peut être qu’on se sorte les doigts tout simplement et le sortir !


Vos paroles, auxquelles vous êtes attachées, abordent et dénoncent divers thèmes (racisme, sexisme, misère…). Comment défendez vous vos idées dans la vie de tous les jours ?

XXX : En essayant de faire changer le monde en agissant à notre niveau, dans nos secteurs professionnels, dans les discussions que l’on peut avoir avec d’autres personnes qui ne partagent pas forcément les mêmes valeurs ; beaucoup dans la discussion dans le but d’atteindre des prises de conscience de la part d’autrui. Finalement la meilleure façon que l’on a de véhiculer ça est d’écrire des chansons dans lesquelles les gens se reconnaissent ou qui leur donnent envie de réfléchir. On est rattaché à aucun mouvement politique.
Ben : dans la vie de tous les jours, ça se traduit par le rejet d’une certaine forme de consommation, en essayant d’être au maximum autonomes dans ce qu’on entreprend. Ça passe aussi par des discussions, comme dit Tom, en ouvrant sa gueule et en défendant ses idées dans les rencontres qu’on fait tous les jours.


Vous écoutez quoi en ce moment ou en général ?

XXX : Necro, Elliott Smith, Leatherface, Misfits, The Mad Conductor, Johnny Cash, the Cure, The Strokes, Hüsker Dü, Kevin K…
Skrack: Odb, Chris Garneau, Metronomy, Phoenix, MOP, Black Heart Procession, Skip the use, NNBS, Birdy Nam Nam, Queens of the stone age, TCV....bref c'est long trop long !
Ben : Arctic Monkeys, Kylesa, Ludicra, Le Tigre, Descendents, Gravediggaz…

Le futur du groupe ?

XXX : Une tournée au Canada pour la rentrée et des nouveaux morceaux qui marquent une évolution dans le style.
Skrack: bein justement le futur nous le dira ! Wait & see !

Un mot à ajouter ?


Ben : Bad
XXX : Ska
Skrack: Motherfucker!