Ces derniers temps, pas bien de groupes découverts m’ont « laissé
sur le cul », mais je suis retombé sur BRAT PACK, et cela fait bien
plaisir !
BRAT PACK était un groupe hollandais, qui faisait dans le
punk-rock technique à la RKL, avec un petit côté HxC et morceaux mid-tempo.
Leur premier album « Hate The Neighbours » était sorti fin 2007 et
était composé de 13 tubes !
J’ai eu l’occasion de les voir à l’excellent Scream At The
Sun Fest de Bordeaux en 2010, c’était « rapide, foutrement technique et
sacrément calé » (Live Report complet), une belle branlée quoi !
Leur second album « Stupidity Returns » était
sorti en 2011. Je l’avais un peu moins poncé, mais celui-ci est tout aussi intéressant !
Malheureusement, ce groupe a splitté en 2014... Certains membres ont reformé ensuite The Establishment (cold-punk avec des membres de Citizens Patrol et Born From Pain) et plus récemment KRIME avec qui on peut retrouver la pâte Brat Pack!
I Saw Daylight est un groupe du sud de l’Allemagne, qui
existe depuis 2011, navigant entre hardcore/mélo, emo et screamo. Ils ont
commencé par plusieurs E.P et Split, jusqu’à sortir leur album « όνειρο » en 2021, qui est franchement une petite perle !
Ils sortiront un nouvel E.P 5 titres ("Smilingisoverrated") le 10 octobre prochain. Deux morceaux ont déjà été partagé. La prod. est très bien travaillée. La voix clean d'un des deux guitariste est bien plus présente et renforce le côté mélo. Hâte d'écoute la suite!
Bon, ce n’est pas la peine de
présenter ce groupe tellement son aura est important. En 2016, sur les cendres
des groupes Hate in Front puis Coldsight, ces marseillais avaient déjà mis la
barre bien haute avec leur premier album « Hollow ». En 2018, ils avaient continué sur la même lancée
avec « Fantasy ». « Lost in the waves » est sorti
pendant la période Covid (2021), j’avoue l’avoir sûrement moins écouté…
Puis, automne 2024, je vois
qu’ils passeront à la maison (Clermont) et je prends ma place, c’est l’occasion
quand même ! Fin d’année, ils dévoilent quelques morceaux de ce nouvel
album prometteur « The Darkest Place I've Ever Been ».
Le 26/02/25, à La Coopé, après AURORE
(autre excellent groupe de Marseille !) et Baston Manor (j’ai eu beaucoup
de mal avec ce groupe !), j’ai pris une claque comme je n’avais pas pris
depuis longtemps ! Un SET ultra rodé, qui mélange metalcore avec voix saturée, passages plus posés avec
voix claire, phrasé et culture hip-hop, quelques samples, un bon jeu de scène
et lights... La voix de Flo est impeccable du début à la fin, même sur la
montée dans les aigus à la fin de « Visage » ! J’ai été
impressionné également par le nombre de personnes connaissant les paroles, même
sur les morceaux sortis il y a à peine 3 mois ! Je m’attendais à un
excellent concert, mais pas autant !
Vient la sortie de ce nouvel
album où Landmvrks mélange donc encore plus les influences (metalcore, parties
« planantes », hip-hop (« Sombre 16 »…), passages en
français plus nombreux (« Blood Red »…) etc…) dans un univers et
paroles sombres. J’aime particulièrement « La Valse du temps » qui
emprunte des rythmes ternaires et trop peu utilisés dans le milieu. Cet album
se veut une vague de plus en plus noire jusqu’à « Requiem ». Je suis
moins adepte de ce morceau, avec growl et blast (trop) présents.
« Funeral », avec chant et piano uniquement, termine ce magnifique album, dont la seule chose qu'on peut lui reprocher, c'est d'être assez court (11 titres dont un "interlude" et cet "outro").
LANDMVRKS prend encore une autre
dimension avec cet album et tournée des plus gros festivals de France (Francofolies,
Eurockéennes, Cabaret Vert, Motocultor, Garorock…), dates en Europe, en
Australie (dont certains concerts complets) et Canada/Etats-Unis à la rentrée,
chapeau !
C’est encore avec la magie de l’internet
que je suis tombé sur le 1er extrait « Moron » de ce nouvel et second
album du projet hollandais formé par Adrian Delange et Tim Van Doorn (Big Dog
Recordings). A noter que Hans Roofthooft (F.O.D)
complète le line-up également.
Le groupe fait dans le punk-rock 90’s rapide, avec une voix
et des arrangements ultra-mélo, qui me rappellent les regrettés italiens de 30 Miles ou les groupes de Matt Hawks (Hit The Switch ,
Pour Habit) par exemple.
St Plaster peut se tourner aussi vers un genre plus « HxC »
comme avec les courts et plus qu’efficaces « Apples & Orange » ou
« Fake News »
Avec une production aux oignons et un artwork soigné mêlant
noir et rouge, cet album (n°2) est l’une de mes principales découvertes en ce
début d’année !
Il y a plusieurs années, avec l’algorithme
de Spotify (comme quoi il n’y a pas que du mal…), j’ai découvert Death Of A
Nation avec leur excellent E.P 4 titres (2018), dans un hardcore mélo/émo se
rapprochant de Touché Amoré, Modern Life is War, Bane, La Dispute, Defeater… et
ce n’est pas pour rien, puisque ce groupe est composé de Jay Maas (ex-Defeater)
à la guitare et Quinn Murphy au chant (ex-Verse) entre autre…
Cet E.P était un projet un peu
unique… et suite à un documentaire sorti aux Etats-Unis du même nom (Death of a
Nation) à l’opposé de leurs idées, ils ont renommé le groupe pour Love Letter (Boston).
J’avoue être passé du coup à côté de
leur album « Everyone Wants Something Beautiful » en 2024 et
découvert que récemment. 10 morceaux intenses et forts en émotion, c’est
vraiment l’un de mes coups de cœur du moment. Ils devaient jouer à Lyon,
malheureusement ils ont dû annuler pour un problème de van… mais j’étais moins
dégoutté de louper cette date…
En tout cas je conseille à tout le monde d’y jeter une
oreille si ce n’est pas déjà fait !
Reunion est un groupe de HxC/mélo
de Lancaster (Pennsylvanie). Formé par d’anciens musiciens de divers groupes
(dont Albert React), leur premier E.P de 2023 (« Reset, Resolve, Restore »)
était déjà très bon. Un peu à la croisée de Be Well, With Honor, Comeback Kid
et Bane, avec ce nouvel E.P 4 titres, Reunion confirme qu’il s’agit d’un groupe à suivre !
Comme pour énormément de personnes,
NOFX est un groupe mythique. Pour moi, c’est le groupe qui m’a fait passer du
ska-punk américain au punk-rock, avec entre-autre, le clip de « Stickin In
My Eye » que j’avais récupéré sur je ne sais quel CD pirate qui tournait
ou en faisant tourner mon modem 56K des heures quand j’étais lycéen. Après 6
concerts (Groezrock 2011, Garorock 2012, à la maison (Clermont) en 2013,
Groezrock 2014, Angoulême 2019 et Tours 2022) c’est avec un peu d’émotion que
ce soir, ça sera mon 7ème et dernier concert de NOFX, après 40
années d’existence !
Nous voici donc parti pour 3H de
route direction Le Phare à Chambéry. Avec l’embouteillage au péage, le temps de
se garer et de rentrer on loupe avec regret THE MEFFS, mais je devrais pouvoir me rattraper cet été à l’Xtreme
Festival. On commence donc avec une bière puis GRADE 2, ça fait plusieurs fois que je les vois, ça enchaine les
tubes, leur punk-rock rancidien est ultra-efficace, j’aime toujours autant ce
trio !
C’est au tour de FRANK TURNER ensuite. J’étais un peu
déçu lors de la révélation des guests, j’aurai préféré un Comeback Kid, Get
Dead ou Clowns comme sur d’autres dates européennes, mais leur set était bien
énergique aussi, avec l’enchainement des meilleurs morceaux. J’avais oublié
qu’il se débrouillait aussi bien en français entre les chansons. J’ai même
trouvé la prestation assez courte !
Je m’arme de patience après pour
une bière. Avec 5 000 personnes environ, c’est normal que ce soit le rush
au bar, mais j’ai quand même du mal à comprendre qu’il n’y ait pas
d’organisation « militaire » anticipée (ce n’est pas le 1er
concert de ce type (en France)…) et qu’on laisse des étudiants (pour la plus
part) gérer le merdier. Outre le fait de louper CIRCLE JERCKS, ça reste aussi un manque à gagner pour re-faire des évènements
de ce type…
Vient le moment tant attendu par
tous. Par circonstance, je me retrouve après 680 concerts, à faire mon 1er
concert assis, mais tout autant apprécié ! Les personnes aillant pris l’accès
« V.I.P » de chaque côté de la scène se mettent en place pour NOFX (idée de concept que j’accroche
moins…).
Fat Mike, El Hefe, Melvin et
Smelly arrivent gaiement, ça commence tranquillement avec « 60% » et
enchaine direct avec un bon « Stickin In My Eye ». La set-list devait
essentiellement se cantonner aux albums « Wolves in Wolves
Clothing », « Punk In Drublic » et à « The Decline ».
On connait l’habitude de NOFX à ne pas suivre les règles, au final, ça aura été
un méga best-of de 1H45, de 1992 à 2012 environ. Un set plus qu’efficace
donc. Entre les chansons, quelques vannes naturellement, juste ce qu’il faut. Pas
d’état d’ébriété avancé ou de (trop) longs discours comme ça pu l’être parfois.
Un ou deux titres me restent inconnus. Les morceaux s’enchainent sans voir le
temps passer. Après « Don’t call me White » et un petit
« entracte », ils reviennent pour quelques morceaux (dont « Linoleum »)
puis le mythique « The Decline ». Enfin, la chance de voir ce
chef-d’œuvre de 18 minutes en live, et toujours aussi propre après 1H30 de set,
arrivé à 60 ans, franchement respect ! Le batteur The Meffs vient jouer
les derniers instants pendant que Smelly se met à la gratte, et repousse l’échéance
de la fin en s’amusant et avec tout le monde qui reprend le thème au trombone :
« oh oohh oh oooohhhh…. ».
D’une façon émouvante, NOFX s’en
va par la grande porte, merci, adieu !